.~o...De l'autre cote du miroir...o~.
Première partie
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Je marche...sans autre but que celui d'attendre...Je me force à la patience, et me concentre sur mes pas. Ma démarche rapide et souple, ne produit pas de bruit. Seuls quelques cailloux, ou autres débris roulent sous mes chaussures, crissant à peine. Le silence est de nouveau complet. Un silence de mort, atmosphère lourde de sens. Aucun cri de bête, pas même un bruissement dans les fourrés, ou le vent dans les arbres, ne rompt ce silence compact. Pour beaucoup le silence est gênant et même insupportable. Moi je l'apprécie. Il ne sert à rien de faire du bruit, pour dire d'en faire. Il vaut mieux se taire. Surtout si on a rien à dire. Le silence est reposant, et permet de réfléchir. Marcher me calme un peu et me permet de mieux vivre cette attente qui me rend fébrile. Je déteste devoir attendre, je préfère agir. Que ce soit en préparant mes actions ou en les appliquant. Mais attendre, sans rien faire que de devoir tuer le temps, cela m'est désagréable...Tuer...quel verbe absolument délectable..J'aime autant sa sonorité que son action. La sensation de tuer est ce que je connais de plus savoureux. Rien n'est meilleur que ça. La vengeance, doucereux sentiment l'équivaut à peine. Un sourire étire mes lèvres. Une vague de bonne humeur, mélangée à une satisfaction morbide et une excitation palpable me submerge.
Je serre brusquement mon poing, ma mâchoire se crispant tout aussi rapidement. Ce soir est extrêmement important...Et l'impatience est d'autant plus forte, que cette soirée est capitale... Mon plan à marché à la perfection...Levant les yeux machinalement au ciel, je le découvre noir, sans étoile. La lune à l'air de s'être cachée également, seuls d'énormes nuages gris noir menaçants parsèment le ciel, tout aussi lourd que l'atmosphère. Ce temps me convient parfaitement. On dirait que le ciel, est l'expression de mon humeur. Je rebrousse chemin, revenant sur mes pas. Il est temps...ells devraient être là à présent...Je suis fébrile, j'espère qu'elle sera à la hauteur de mes espérances. Un sourire satisfait et sadique se peint sur mes lèvres. Ma petite surprise va surement faire son effet...J'ai tout fait pour que la leader me haïsse et se donne à fond. Je veux qu'elle se batte de toute sa force contre moi. Qu'elle se batte pour sa vie.
Les vampires n'ont pas hésité à servir aveuglement de pions sur mon échiquier. Ils reposent à présent tous en des petits tas de poussières dans l'entrepôt s'étendant à quelques mètres de là ou je suis. Mais qu'importe leur sort, ils étaient destinés à finir ainsi. Je veux me battre contre la leader. A n'importe quel prix, je veux la battre. Et le seul moyen de pouvoir m'amuser avec elle est de l'attirer pendant une de ces chasses.
Alors j'ai tout simplement demandé à des vampires de traîner dans le coin ou les chasseuses font leurs rondes. Celles-ci étant assez expérimentées, les battirent sans trop de difficulté. Le spectacle était assez amusant, et m'as mis l'eau à la bouche. Une fois les vampires massacrés, elles appelèrent leur éclaireur en chef Frédéric. Je leurs laissais le temps de le prévenir puis ouvrit sans ménagement la porte, les coupants brusquement. J'obtins de leur part un figement de statue. Je remarquais tout de suite leurs postures de combats, et leurs visages terrifiés. Elles hurlèrent toutes en même temps, surement pour se donner du courage et m'attaquèrent. Dans ma grande bonté je les laissais toutes m'attaquer en même temps. Un nouveau sourire prit place sur mon visage, tendit que je parais avec amusement et une facilité presque ennuyante leurs coups.
Puis lorsque éviter simplement leurs petites attaques visant principalement mon torse, mon cou et ma tête, m'ennuya, je répondis. C'en était finis pour elles. Rapidement je les mettais toutes hors combat, s'ensuit ensuite la partie la plus amusante...la mise à mort...La première je la finissais d'un coup de couteau de cuisine en pleine poitrine, envoyant se briser son corps contre le mur. Je m'amusais à tracer partout sur son corps des estafilades rouge sang, absolument sublime...J'en égorgeait d'autres, brisant des bras, et coupant des chairs au passage, leurs cris de douleur et leurs gargouillements d'agonisantes me ravissant au plus haut point. J'en égorgeais deux, décapitant d'un coup de poing deux autres. La dernière, celle qui tint le plus longtemps sur ses jambes sans tomber inconsciente, eu le droit à un traitement de faveur. Tout comme l'une de ses compagnes, je la battis férocement, m'amusant beaucoup à cribler de coups son corps. Puis je la poignardais, et finissais par l'égorger. Des gouttes de son sang giclèrent jusqu'à moi. Quelques unes tombèrent sur mes lèvres. Je les léchais avec avidité, savourant le goût sans pareil du sang. Je rassemblais tout les corps, laissant de larges traînées par terre. Je cachais ma petite mise en scène derrière un long rideau blanc. Satisfait, je le refermais. Puis sortit de nouveau de la grande salle aux allures de cimetière. La leader et ses charmantes chasseuses n'allaient pas tarder à arriver...J'allais vraiment beaucoup m'amuser ce soir...
Il est à présent l'heure de les rejoindre. Assez près pour les observer, j'ai pu voir en direct leurs réactions, mais étant assez éloigné, et hors de vue pour pas qu'elles me voient de suite. Vraiment satisfait que mon plan ai marché, je les rejoignis, l'impatience et l'euphorie à l'idée de me battre, me brûlant la peau. Les surprenant en pleine contemplation de mon cadeau; qui est d'ailleurs le seul que je leur ferais, je m'avançais dans la chambranle de la porte. Les chasseuses poussant des cris horrifiés, indiquèrent à la leader ma présence. Je m'adressais directement à elle.
-Alors, mon ½uvre d'art te plaît la Leader ?
Elle se retourna d'un geste brusque, me fixant avec un air horrifié sur le visage, comme ses coéquipières d'ailleurs. Bien que tout ces visages figés dans la surprise et la peur, me ravissent, cela manque un peu d'originalité. Leurs cris se turent, et le silence angoissant, pleines de promesses morbides, reprit la place qui lui ai du. La leader recula de plusieurs pas, mal assurée, et percuta une de ses chasseuses. Une brune aux yeux bleus qui ne réagit pas, autant sous le choc que les autres. Je m'amusais un instant à essayer de deviner qui d'elles était la plus pâle. Elle se font sérieusement concurrence. Je réussis à remettre le nom sur cette charmante personne qui tremblais furieusement, son visage plus pâle qu'un cadavre pratiquement. Je crois qu'elle, c'est...Sandy.
Les observant tour à tour je remarquais la petite asiatique qui paraissait sur le point de faire une crise de nerf, ou de s'évanouir. Elle est sans aucun doute la plus paniquée,et surement la plus jeune, enfin la moins expérimentée au moins. Deux autres, plus en retrait et collées au mur me lançait des regards angoissés et furieux. Je pense qu'elle essaye de se convaincre elle-même qu'elles sont menaçantes. Je remarquais avec amusement qu'elles essayaient en se tortillant et s'emmêlant les mains, d'attraper leurs armes. Une seule retint vraiment mon attention. Une des filles plus grandes que la leader, et légèrement derrière celle-ci. Blonde, très sûre d'elle, elle seule n'a pas l'air de vivre son pire cauchemar. Calme, glaciale, et hautaine, elle me fixe, avec la claire détermination de me tuer. Intéressant...enfin une qui avec la leader devrait offrir une pointe de défi dans mon but.
Alicia...oui c'est cela son nom...un nom banal pour une fille qui je l'espère ne le sera pas...J'ose croire qu'elle ne me décevra pas. Elle balança dans l'entrepôt le pieu qu'elle avait dans la mai, le remplaçant par une dague. Je remarquais rapidement après un énième léger coup d'oeil , que toutes les chasseuses pratiquement possède le même genre de dague. Ayant décidé qu'il était temps qu'elle me voit toutes aussi clairement que je les voyais, je m'approchais de quelques pas, me mettant sous la faible lumière de l'entrepôt. Je leur offris un sourire reflétant la succulente bouffée de cruauté qui m'a emplie à leur vue. Je m'avance lentement, sur de moi. Je ne peux pas perdre. L'issue du combat est déjà connue. Heureusement qu'aujourd'hui j'ai de quoi m'amuser un peu, ça me change...Je remarque que leurs regards finissent par glisser avec horreur sur la lame ensanglanté et presque noire, du sang des chasseuses que j'ai massacré.
-Alors, cette bataille vous a plu les filles ? Cela n'a pas été très difficile de convaincre cette petite vingtaine de vampires de vous attaquer, surtout après que j'en ai tué six des leurs. Comme ils ne semblaient pas vouloir mourir décapités à leur tour, ils sont devenus très coopératifs et ont accepté de bonne grâce de vous combattre. C'est vrai qu'il fallait bien une petite séance d'entraînement avant de s'attaquer au véritable adversaire : moi. Si ça peut vous faire plaisir, je me battrai à main nue, dis-je en lançant avec force mon poignard sur le côté qui alla directement se planter dans un mur. Et puis, ce sera plus marrant, n'est-ce pas ? Si vous voulez, vous pouvez garder vos armes, le combat durera un peu plus longtemps comme ça. Alors, qui commence ? La petite asiatique ? La blonde à l'air hautain ? Ou toi la Leader ?
La dite asiatique fit un bond nerveux en arrière sous le coup de la peur mêlée à la surprise. La blonde contenta de resserrer sa prise sur son arme, soutenant courageusement quelques secondes mon regard.
-Si tu crois qu'on va t'attaquer en solo, tu rêves trop, espèce d'imbécile !
Acerbe, insolente, les mots claquèrent dans le silence. Je tournais mon attention sur la leader, qui ai la seule à avoir osé s'adresser à moi. Et surtout la seule à me dire ce qu'elle pense tout haut. J'aurais pu m'énerver d'une telle provocation, mais je m'en amusais. Eclatant de rire. Elle n'a pas la langue bien rentrée la demoiselle...En réponse à sa provocation, je m'approchais de quelques pas, les faisant encore plus se reculer. J'eus un sourire machiavélique en les voyant se rapprocher de plus en plus de la zone recouverte du sang et des corps éparpillés des chasseuses. J'attendais qu'elle m'attaquent. Mais avec ennui je compris que je ne pouvais rien espérer de tel pour l'instant. Pétrifiées sur place, tremblantes, elles me fixaient toujours aussi horrifiées suivant simplement du regard le moindre de mes mouvements. Leurs corps mués par une force primitive et l'instinct de survie, reculaient dès que je m'approchais. Amusant...
-La Leader, tu es vraiment une fille surprenante.
Chose que je pense réellement. Et cela aussi est surprenant en un sens. Plus rien n'arrive à me faire éprouver de la surprise encore moins ces pitoyables humains...Et pourtant elle, sans sa manière d'agir, et même de penser se démarque des autres. Elle est pas comme tout ceux de sa race. Chose qui m'intrigue et me dérange...J'ajoute donc, pour qu'elle ne se fasse pas de faux espoirs, sur le même ton:
-Je pourrai très bien te tuer immédiatement si je le voulais, et tu oses tout de même faire preuve d'audace.
J'adore les femmes de caractère.
Je souriais de nouveau décontracté bien que je trouvais que mon cerveau réfléchissait beaucoup trop. Depuis quand lui avais-je demandé d'évaluer les possibilités que la chef des chasseuses puisse être...une compagne ? Intéressante qui plus est..Je divague. Sans vraiment le vouloir je continue à parler, et lui expose même mon état d'esprit. Mais dans quel jeu me je me laisse entraîner ?
- Dommage que tu doives mourir, je t'aurais bien gardée avec moi sinon. Je dois avouer que je me sens assez seul. Bizarrement, toutes les femmes que je croise finissent par mourir. Oh, suis-je bête !
Un rire dénué de tout plaisir véritable m'échappa, de l'ironie au plus sombre degré.
-C'est moi qui les ai tuées, j'avais oublié que je ne maîtrise pas ma force. Et en plus, quand je suis énervé, je perds rapidement le contrôle de moi-même, surtout que les femmes sont en général très énervantes. Bon, trêve de bavardages jeunes demoiselles, . Préparez-vous à mourir.
J'ajoutais la dernière phrase d'un ton sec et sérieux, signifiant brusquement l'arrêt de mon brusque état émotionnel. Je suis sans âme, un être qui ne ressent rien. Je ne peux pas avoir d'émotions, surtout pour cette fille ! Il faut que je la tue pour me débarrasser de ses pensées...
Mais pas tout de suite... ses amies d'abord. Comme ça elle sera en vie un peu plus longtemps, auprès de moi...rien qu'à moi pendant quelques minutes. Je sens mon esprit se perdre dans sa contemplation et je ne fais rien pour l'arrêter. Mais bon sang, que fais-je ? Une bouffée de colère me prend alors que je serre les poings à m'en briser les doigts. Ce geste réussit à m'arracher à son regard noisette si expressif...
Heureusement elles n'ont rien vu, ces quelques secondes d'égarement sont passées inaperçues.
Décidant que si je réfléchissais encore, j'allais courir à ma perte, je m'élançais vers elle sans plus prévenir. Je choisis Cathy, la petite à l'allure de poupée, figée aux côtés de la grande blonde de glace. La petite ne bougea pas d'un millimètre me fixant, horrifiée mais incapable du moindre mouvement. Ennuyant...Je ne m'arrêtais pas pour autant. Si mon adversaire se montre incapable d'une quelconque défens,e à moi d'abréger ses souffrances...Heureusement ou malheureusement pour elle. La glaciale se décida de la sauver.
Quelle miséricordieuse personne...elle lui offrit seulement quelques minutes de plus à souffrir. Poussant son amie sur le côté en lui offrant son corps comme protection, elle dévia au dernier moment ma victime du trajet de mon poing. Qui vint s'écraser sur l'épais mur de pierre. La partie du mur atteinte, s'effrita en un gros tas de cailloux et de poussières, ouvrant un trou sur la rue d'un silence lugubre. Sans la moindre douleur, je me contentais de débarrasser ma peau des gravillons. Avant de me tourner de nouveau vers les chasseuses un nouveau sourire aux lèvres.
Le jeu ne serait peut être pas si ennuyant...Si ces empotées d'humaines décidaient de se rebeller...Je jetais automatiquement un regard vers la leader, voulant jauger sa réaction. Le regard inquisiteur je scrutais son visage à l'affût de la moindre réaction, le moindre sentiment, transparaissant sur son joli minois. Elle était dans une posture d'attaque, les épaules en avant, bras tendus, poings fermés sur ses armes. Quelques mèches volages glissaient sur la peau nue de ses bras. Le front plissé sous la concentration, le nez froncé et les lèvres pincés, je devinais sans mal qu'elle réfléchissait au meilleur plan pour me tuer. Et au lieu de m'effrayer cela...non ce ne peut être...de la peine ?
Il faut vraiment que j'en finisse avec elles. Vite, une autre à affronter. Me perdre dans le combat, pour ne plus penser à elle.
-C'est vraiment très dommage que je doive te tuer,
Je crois que je n'ai jamais été autant sincère...et fou aussi..oui c'est cela je suis complètement fou...
-Mais bon, si je ne le fais pas, tu risques de m'éliminer un jour. Alors, essayons au moins de rendre ce combat plus agréable, tu n'es pas de mon avis ?
Je ne doute pas une seconde du fait que l'un de nous deux mourra. Soit je la tue, soit elle me tue, douce perspective...En finir de sa main...
Sans lui laisser le temps de réflexion particulièrement long qu'affectionne les humains, je me précipitais sur elle, attirant à moi ses lèvres si tentantes. Je soupirais de plaisir en sentant sa bouche contre la mienne, qui l'embrassait avec fièvre. Elle tenta d'échapper à ma prise, mais en ayant décidé bien autrement, je resserrais l'emprise que je maintenais sur ses bras. Ma force étant bien supérieure à la sienne, beaucoup plus humaine Je ne doutais pas d'arriver à la maintenir. Mon geste lui arracha un cri de douleur, et inconscient du mal que je lui faisais, je glissais ma langue entre ses lèvres, caressant la sienne voluptueusement. Je n'avais jamais ressentis ça...tant de désir pour une femme, en un baiser volé, et si violent.
J'entendis à peine les couinements choqués des autres chasseuses tant j'étais pris dans l'instant sans pareille qui s'offrait à moi. Je ne pense pas qu'embrasser la leader soit donné à tout le monde...Pressant son corps contre le mien, j'approfondissais encore le baiser, attendant une réaction de sa part. Elle ne pouvait rester de marbre. Elle me prit par surprise, lorsque soudainement, elle plia ses genoux, liant nos jambes et se laissa tomber en arrière. Trop pris par le baiser que je lui offrais, je ne la lâchais pas, tombant avec et sur elle. Sous la surprise, je délaissais ses lèvres, pour l'interroger du regard, avant de comprendre trop tard ce qu'elle faisait. Avant que je n'ai pu réagir, elle plaça son pied au centre de mon torse, et d'une violente poussée, me força à lacher ses poignets. Me ressaisissant enfin, je roulais en arrière pour atterrir sur mes deux pieds. Amusé par la piquant qu'amenait ce petit interlude, je me redressais en souriant, la fixant avec impertinence. Avec délectation je passais lentement ma langue sur mes lèvres, recueillant sa flagrance sucré. Je ris en voyant son geste rageur. En réponse à ma provocation celle-ci, s'essuya les lèvres avec son bras, sauvageonne honteuse de s'être laissé prise par moi.
-Apparemment, les Chasseuses de la Nuit sont de jeunes vierges effarouchées ! Bon, cessons de jouer, passons aux choses sérieuses. Je commence un peu à m'ennuyer.
Il faut avouer quand même qu'elles sont vraiment lentes et pas pressés d'en découdre, c'en est agaçant et ennuyant. Je n'ai pas que ça à faire.
N'attendant de nouveau pas qu'une d'elles réagissent, je choisis la petite brune un peu à l'écart. Chloé peut être..Semblant prête pour le combat, le léger tremblement de ses mains prouve tout le contraire. Lui assenant un coup de poing au visage, qu'elle n'eut aucune chance de parer, je la regardais ensuite s'écraser sur le mur d'un des côté. Sa tête heurté les pierres grises, et le choc lui ouvrit la peau crânienne, laissant une large trace de sang sombre sur le mur, alors que son corps glissait inconscient au sol. Ne perdant pas plus de temps, je surveillais le leader bien que de profil par rapport à celle-ci. Je saisis au vol un très fugace échange entre elle et celle prénommée Sandy, la chasseuse la plus près de l'unique.
Alors que je prenais le temps de les rejoindre de nouveau choisissant mentalement la suivante, elle se rua sur moi. Leur vivacité soudaine me pris au dépourvu, me laissant cependant le temps deme préparer au combat. La leader étant tout de même un bon adversaire je pris le temps d'analyser ses gestes pour tenter de savoir quelle parade me servirait le plus. Alors que je me préparais à l'impact, elle me saisit les épaules, bloquant mes bras quelques secondes avant de s'appuyer sur moi, pour se propulser dans mon dos. Abasourdi, et dans l'incompréhension de la raison d'une telle man½uvre, je m'apprêtais à me retourner pour la combattre. Mais sa coéquipière ne m'en laissa pas le temps, m'assénant plusieurs séries de coups divers, y mettant certainement toute sa puissance, et ne se laissant aucun temps mort. Bien que j'évitais sans aucun mal ses coups, elle ne me laissait pas la perspective de m'occuper de la leader.
Alors que je bloquais de plus en plus durement ses coups tout de même assez puissants, elle me mit un coup de pied à la poitrine, lequel atteignit mes côtes et me força à reculer de quelques pas. Je sentis alors un autre corps se rapprocher moi et un autre coup de pied dans mes jambes, me fit tomber à terre. Lâchant un grognement de surprise et de menace, je me retournais le plus rapidement possible, et arrêtais le geste de la leader. Celle ci naïvement s'était armé de sa dague de chasseuse et s'apprêtait surement à me poignarder en plein dans le coeur. Bloquant son bras droit, sur le côté de son corps, ma main gauche appuyant sur son épaule gauche, je la forçais à se baisser et planter son arme dans le sol, plus près de moi qu'elle. Rageusement et férocement je tirais sa tête à moi pour murmurer dans son oreille.
-Tu croyais vraiment que ça allait être aussi facile, et bien tu te trompes lourdement.
Je l'envoyais valser plus soin, furieux. Elle alla percuter durement le mur, le faisant se craqueler sous le choc. Je la vis du coin de l'oeil tenter de se relever sans succès, surement le contrechoc. Au moins pour l'instant je n'aurais plus à me soucier d'elle. Je l'entendis glisser au sol, son corps raclant la paroi de pierre. Je contractais violemment les muscles de ma mâchoire, me forçant à me détourner d'elle et ne surtout pas venir l'aider. L'achever plutôt. Oui,voilà ce que je me devais de faire. Pour m'empêcher quelque acte que je regretterais aussitôt fait, je fonçais m'occuper de Sandy. A laquelle je ne laissais cette fois ci aucune chance de me prendre par surprise. Après un coup de poing à la joue qui la fit tomber au sol, je lui mis un coup de pied au ventre, sans nullement me ménager. Son cri de douleur arraché malgré toute sa volonté, m'apporta un plaisir cruel, et je m'apprêtais à recommencer. La perspective de la battre à mort étant fort alléchante. Cette-fois-ci, ce fut la petit asiatique dont j'avais voulu régler le compte tout à l'heure qui m'interrompit. Pitoyable courage, elle tient à peine sur ses jambes et elle vient se jeter sans mes bras ? Bien, si elle veut mourir, elle sera donc la première, j'en ai marre de jouer, passons aux choses intéressantes...la mise à mort...Alors qu'elle courrait vers moi, je me glissais derrière elle, lui saisissant les deux bras à hauteur du coude. Je lui tirais violemment en arrière, lui tordant de manière à ce qu'elle tombe immédiatement au sol, en hurlant de douleur. La blonde de tout à l'heure vint encore dans le but de m'interrompre. Tsss tsss, qu'elle fille agaçante, qu'elle attende son tour, il allait arriver bien assez vite. Je la repoussais sans même me retourner, un coup de pied dans le ventre, et je la renvoyais percuter sa coéquipière, puis le sol. Deux en moins pour m'embêter. Les autres chasseuses étant en trop piteux état pour venir m'interrompre je reportais mon attention sur ma victime qui se tortillait sous la douleur, gémissant. Cédant à un instinct bestial de cruauté je plaçais mon pied au milieu de son dos, tirant encore plus sur ses bras. Je m'interrompis un instant pour lui susurrer à l'oreille. *
-Attention, ça risque de faire atrocement mal.
C'est le contraire de la gentillesse, ne vous fourvoyez pas, c'est juste un moyen cruel à souhait de savourer ce qui va suivre. Saisissant son bras droit, je tirais brutalement dessus, d'abord doucement, pour que son épaule se déboîte en premier. Ce qui ne se fit pas attendre tout comme son hurlement déchirant. Je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin, et continuais de titrer sur son frêle membre désarticulé avec encore plus de force. Je sentais ma victime basculer vers l'inconscience sous la douleur surement intolérable pour elle, eh bien elle n'a encore rien ressenti.
-Ça y est !
Je tirais une dernière fois dessus en une secousse d'une violence rare et le membre s'arracha enfin de son corps, la peau se déchirant, comme les muscles qui s'arrachèrent sous ma poigne. Le bruit qui accompagna ce geste fut savoureux à souhait. Un bruit de déchirure, mêlée au sang, se déversant à flot, des os, se cassant, et de son hurlement sans pareil. Chaque hurlement est unique. Et encore plus précieux lorsque c'est le dernier. Celui-ci était le plus précieux de cette chasseuse qui n'en serait plus d'ici quelques secondes. Le flot bouillonnant de sa blessure, se déversa à mes pieds, m'éclaboussant. Je souris en sentant les gouttes brûlantes se déposer sur ma peau, mon champ de vision devenant d'un magnifique rouge sang.
La leader fut de nouveau la première à avoir une réaction et elle hurla elle aussi de toutes ses forces.
-NON !
En réponse à son hurlement, je balançais le membre arraché et couvert de sang sur le côté. Une intense satisfaction animale sur le visage.
-Non ! Arrête je t'en supplie ! Ne t'en prends pas à elle !
J'ignorais ses cris sans aucun problème, et dans ma grande bonté décidait d'achever leur chasseuse transformé en martyr. Je la saisis par la nuque, la soulevant d'une main et la laissant tomber sur mon genoux relevé, je lui brisais la colonne vertébrale. Un dernier craquement attestant de sa mort retentit dans le silence de plomb regnant dans l'entrepôt. Je lâchais aussitôt le cadavre sans intérêt par terre, la laissant baigner dans la flaque de son propre sang. Avec une ironie extrême son visage torturé, se tourna vers ses anciennes coéquipières. Ses yeux morts et vides, fixèrent dans le néant de la mort les visages traumatisés des autres chasseuses.
De bonne humeur, je décidais de continuer sur ma lancée. Au tour de la brune, je pense qu'elle ai celle qui est la plus chère à la leader. Elle sera donc la prochaine.
-A ton tour !
Je désignais Sandy d'un coup de tête, lui adressant un sourire impitoyable. La leader de nouveau se manifesta. Décidément quel grand coeur ! Toujours en train de vouloir se sacrifier à la place des autres ! Non ce n'était pas encore son tour. Si seul sa souffrance pouvait m'appartenir, je voulais qu'elle souffre le plus longtemps possible, elle m'appartiendrait comme ça un peu jusqu'à sa propre fin. Ou dans la noirceur de la mort, son dernier souffle s'échappant de ses lèvres, elle serait mienne.
-Non, pas elle, je t'en supplie, commence par moi !
Ses paroles implorantes se noyèrent dans un gémissement étouffé. Je souris de nouveau en un sourire suintant de toute la cruauté m'habitant.
-Non. J'aime terminer par le meilleur. Tu seras donc la dernière.
Puis sans plus de discussion, je me dirigeais vers ma victime désigné, scellant son destin. Je pris quelques secondes pour glisser mon regard vide de sentiments sur les visages ravagés de larmes et de douleur des chasseuses, peur...horreur...haine....Elles n'étaient que de vulgaires humaines, incapables de se prémunir contre leur propre race.
Brusquement une d'elles se releva, sans avoir besoin de tourner la tête dans sa direction, je sus que c'était la leader. Qui d''autre ? Même la blonde à présent ne bougeait plus, toujours prostré contre le sol, luttant pour rester consciente. Ma prochaine victime, me fixait, son intense concentration s'étalant sur son visage. Sa détermination de vendre chèrement sa peau transparaissait dans sa posture, mis défensive mis attaquante. Elle n'allait pas se laisse faire. Tant mieux, cela serait peut être encore plus amusant que de tuer, leur gamine, à peine entraînée. Soupirant, je décidais quand même de me tourner vers l'unique. Vu qu'elle était la seule à esquisser un geste, et que je sentirais si l'une des autres bougeaient, je pouvais me permettre de lui accorder mon attention.
Encore une fois...Une dernière avant de toute les exterminer...Car il en serait ainsi...Sauf pour elle peut être...Je pourrais trouver un moyen pour l'épargner. Mes yeux se posèrent sur les siens sitôt, que mon corps fut face au sien. Son regard me fit tressaillir, tant ce qu'il exprimait était intense. Une rage féroce, une détermination implacable, et ce qui me surpris le plus, ce fut cette volonté de se sacrifier si besoin que je crus ressentir dans ces gestes. Elle était prête à mourir pour sauver ses coéquipières ! Prête à mourir en me tuant, si cela pouvait les sauver. Je n'ai jamais vu ça, un tel amour, pour les autres...Cette pensée me fit sourire tant elle était improbable. Les humains n'aiment qu'eux-même, et je doute que la leader malgré son statut unique, échappe à la règle. J'attendais patiemment les bras croisé, qu'elle agisse. Le moindre mouvement amenait à son visage une grimace de souffrance, qui aussitôt contredite par un autre geste, montrait tantôt sa fragilité, tantôt sa force. Décidément elle devient de plus en plus intéressante à mes yeux. Voyant qu'elle avait décidé que malgré l'infime chance qu'elle avait de ne serait-ce que me blesser, elle se battrait, je m'avançais vers elle. Pourquoi ce geste de pitié ? Elle souffrait et moi, je lui épargnais la douleur de réduire la distance entre nous. J'essayais de me convaincre que cette bonté pour cet être n'est qu'une cruauté cachée? Voilà, lui épargner une douleur inutile, pour mieux la faire souffrir plus tard...
Interrompant le cours de mes pensées, elle se pencha pour récupérer sa dague de chasseuse qui se trouvait au sol, sans perdre plus de temps, elle courut vers moi, et évitait de peu le coup de poing que j'avais mollement tenté de lui mettre au ventre. Elle saisit alors mon poignet, et je mis un genou à terre sous la pression qu'elle exerçait dessus. Elle me donna un coup dans la nuque et décidé de la laisser faire, du moins pour l'instant, je me laissais tomber au sol. Je reconnais tout de même que son coup m'avait sonné. Sans comprendre ce qu'elle voulait réellement faire, elle me remit sur le dos tout aussi brusquement avant de s'assoir sur moi...là j'étais au comble de la stupéfaction. Mais à quoi jouait-elle ? La voyant se saisir de sa dague de chasseuse je compris, qu'elle voulait me tuer ainsi, vulgairement d'un coup au coeur.
Mais ou était passé l'amusement d'un bon combat à mort ? Je saisis sa taille gracile, et força son corps à me suivre dans ma roulade. La situation était bien plus confortable ainsi...elle sous moi, alors que j'enserrais sa taille de mes jambes repliés, et tenait ses poignets au dessus de sa tête. Elle était à ma merci...Je lui pris sa dague, m'amusant de ces gesticulations désordonnées, en tous sens. Surement une tentative de se libérer de mon emprise. Je souriais de nouveau confiant, alors que j'observais sa dague, prenant un faux air impressionné, histoire de renforcer l'ironie de la situation. Douce ironie, que je savoure tant qu'elle est en vie. Avec lassitude, ennui presque, je déclame un discours qui est plus destiné à me convaincre de la bonne marche de ce qui va suivre, plutôt que pour elle. Je veux lui parler une dernière, fois savourer ses derniers instants. Au moins ai-je l'intime conviction que c'est de ma main qu'elle mourra.
-C'est fini Alicia. Tu as perdu. Je vais te tuer ici et tout de suite, comme l'autre fille, et ensuite tes amies te rejoindront, puis viendra le tour de ton cher Frédéric. Quand je pense qu'on disait les Chasseuses de la Nuit invincibles, je suis déçu : je t'imaginais beaucoup plus forte que ça.
Elle éclata de rire, un rire sonore, quelque peu forcé, mais un son fort agréable à entendre qu'il n'eut été de la moquerie à mon égard ce qui m'énerva prodigieusement. Comment pouvait-elle se moquer de moi alors que je la tenais à ma merci ? Que j'allais la tuer dans un instant ?
-Qu'est-ce qui te fais rire, espèce d'idiote ! Tu es contente de mourir, ou quoi ?
-Nan, c'est pas ça. C'est juste que, même si tu es bien plus fort qu'une Chasseuse – alors là, je dois avouer que ta force est spectaculaire Shawn, je te félicite – cependant, niveau intelligence et stratégie, je dois avouer que tu n'es pas très doué, En tout cas, beaucoup moins que moi.
De nouveau elle ricana mauvaise, elle semblait en cet instant si sûre d'elle que je me mis à éprouver une pointe de doute. Se pourrait-il que je l'ai sous-estimé ?
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
De plus en plus agacé, je resserrais mon emprise sur ses poignets sans vraiment m'en rendre compte. .
-Et bien, tu as omis un petit détail. Un petit, certes, mais pas négligeable tout de même.
-Et qu'est-ce que c'est ?
Son petit sourire innocent, finis de me mettre en rogne, et je sifflais entre mes dents en guise de réponse, retenant un grognement énervé.
Me prenant de nouveau au dépourvu, cela devient une manie...La leader se rapprocha doucement de moi, se soulevant à demi. Je ne bougeais pas, observant chacun de ses mouvements. Elle releva son visage vers le mien, ses yeux se plongèrent dans mon regard bien plus intensément que auparavant. Je sentis son souffle sur mes lèvres, et crut un très fugace instant qu'elle allait me rendre mon baiser de tout à l'heure. Je me figeais, luttant pour ne pas perdre pied dans son regard chocolat. Sans m'en rendre compte, je baissais la pression que j'exerçais sur ses poignets, un trouble vicieux s'insinuant en moi.
-Je suis une sorcière.
Abasourdi, complètement stupéfié je ne réagis pas assez vite. Elle se mit à briller de partout, devenant une source de lumière aveuglante et horriblement puissante, l'intensité lumineuse s'échappant de tout son être manquant de m'aveugler, je lâchais ses poignets et son arme. Je m'abritais alors les yeux, seul façon de ne pas perdre la vue face à un tel phénomène. Je sentis soudainement ses deux paumes brulantes se poser sur mon torse avant qu'elle ne hurle.
-Exegime Longira !
Le choc fut immense, et la force de son sort me projeta contre le mur, mon corps s'y fracassa violemment, et la douleur me vrillant par chaque pore, je sombrais dans l'inconscience la plus totale. Je luttais un instant, tentant de ne pas la laisser partir...La douleur et le choc eurent raison de moi, et mon organisme céda à l'inconscience.
Je crois que je ne suis resté que quelques secondes dans le noir le plus total ou est ce plus ? Etant encore dans un flou entravant tout mes mouvements, je ne pus esquisser aucun geste, et ne qu'ouvrir les yeux, hagard. Lorsque je les vu, je voulus me jeter sur elles, les empêcher de partir, de se sauver ! Je devais les tuer ! La leader soutint effrontément mon regard pendant de longues secondes, ou je me battais pour reprendre le contrôle de mon corps endoloris. Elle choisit le moment ou je retrouvais l'usage de ma voix pour disparaître, emmenant avec elle, les autres chasseuses. Je hurlais de rage, devant mon impuissance. Un hurlement féroce, déchirant, guttural...Son prénom.