Du blabla, beaucoup de blabla pour commencer =)

Du blabla, beaucoup de blabla pour commencer =)
Bonjour !

J'avais fais un super article avec de belles explications et tout le tintouin mais skyrock a décidé que non, et m'a tout
effacé ! GRR Tant pis, je vous la refais !

Alors le but de ce blog est donc de partager mes écrits avec mes amis ou de parfaits inconnus, dans l'intention d'avoir des avis, critiques, impressions...
En espérant progresser et pouvoir vous apporter quelque chose ;)
Les chapitres seront illustrés, d'images ou photos prises ou non par moi même, laissez moi également des commentaires sur l'illustration !

Maintenant commence le plus compliqué ^.^

'De l'autre côté du miroir' est le nom de ma fiction. (histoire basée sur un roman existant d'un autre auteur, exemple: la suite du dernier tome de Eragon)
L'univers, les personnages, les dialogues...TOUT appartient à mon amie et autrice Anabel Da Silva. Celle ci est en pré publication de son roman: La Leader. Le tome 1 est fini(Les chasseuses de la nuit)
, et le tome 2 en fin d'écriture (Les triangles de Calypso).


oOo C'est l'histoire de Alicia Constel adolescente qui vit entre deux mondes, le notre, et celui des chasseuses de la nuit.
Dans son autre dimension, combattre les démons et autres ennemis souhaitant éradiquer les humains est le boulot des
chasseuses de la nuit. Alicia est puissante et différente. Mais elle ne le mesure que le jour ou elle est appelée
'La leader' Tout les démons savent ce que cette nomination signifie, mais personne dans le camp du 'bien' ne peut
eclaircir ce mystère. Et puis il y a Shawn...un homme qui a vendu son âme, qui possède une force colossale,
et semble imbattable...et si imprévisible...ooO


Voilà un petit résumé un peu maladroit de son tome 1 sur lequel est basée la première partie de L'autre côté d'un miroir.

Du point de vue de Shawn, l'histoire est sombre, vous entrez dans la tête d'un homme qui a vendue son âme pour ne plus être humain.

Je vous préviens, il y a des passages atroces et vraiment 'gore' ce n'est pas les scènes de combat et mise
à mort qui manque. Je préviens les âmes sensible ;)

Un grand merci à Anabel qui a accepté le pari fou de me laisser taduire son roman =) et avec qui je travaille étroitement !

Il n'y a que les pensées (oui oui j'assume totalement), et les actions de Shawn quand il n'est pas avec Alicia qui m'appartiennent. Tout les moment (dialogues actions) ou il est avec elle sont l'oeuvre de mon amie. Le personnage de départ est aussi à elle, mais je supporte la lourde responsabilité de ce que j'en ai fais ici xD. Toutes les scènes ou il n'est pas avec Alicia sont de moi, ainsi que quelques personnages hors chasseuses, du côté du mal bien sûr niarrkk niarkk !

Voilà en espérant que vous n'êtes pas mort d'ennui, que je ne vous ai pas trop embrouillée en voulant être très claire, et que vous avez tout de même envie de lire !


(Rassurez vous je me lâche sur cet article, après ce sera organisé et non un total bordel ^^ )

# Posté le lundi 24 août 2009 08:16

Chapitre 1:Un adversaire à la hauteur ?

Chapitre 1:Un adversaire à la hauteur ?
      .~o...De l'autre cote du miroir...o~.

Première partie


___________________________________



Je marche...sans autre but que celui d'attendre...Je me force à la patience, et me concentre sur mes pas. Ma démarche rapide et souple, ne produit pas de bruit. Seuls quelques cailloux, ou autres débris roulent sous mes chaussures, crissant à peine. Le silence est de nouveau complet. Un silence de mort, atmosphère lourde de sens. Aucun cri de bête, pas même un bruissement dans les fourrés, ou le vent dans les arbres, ne rompt ce silence compact. Pour beaucoup le silence est gênant et même insupportable. Moi je l'apprécie. Il ne sert à rien de faire du bruit, pour dire d'en faire. Il vaut mieux se taire. Surtout si on a rien à dire. Le silence est reposant, et permet de réfléchir. Marcher me calme un peu et me permet de mieux vivre cette attente qui me rend fébrile. Je déteste devoir attendre, je préfère agir. Que ce soit en préparant mes actions ou en les appliquant. Mais attendre, sans rien faire que de devoir tuer le temps, cela m'est désagréable...Tuer...quel verbe absolument délectable..J'aime autant sa sonorité que son action. La sensation de tuer est ce que je connais de plus savoureux. Rien n'est meilleur que ça. La vengeance, doucereux sentiment l'équivaut à peine. Un sourire étire mes lèvres. Une vague de bonne humeur, mélangée à une satisfaction morbide et une excitation palpable me submerge.

Je serre brusquement mon poing, ma mâchoire se crispant tout aussi rapidement. Ce soir est extrêmement important...Et l'impatience est d'autant plus forte, que cette soirée est capitale... Mon plan à marché à la perfection...Levant les yeux machinalement au ciel, je le découvre noir, sans étoile. La lune à l'air de s'être cachée également, seuls d'énormes nuages gris noir menaçants parsèment le ciel, tout aussi lourd que l'atmosphère. Ce temps me convient parfaitement. On dirait que le ciel, est l'expression de mon humeur. Je rebrousse chemin, revenant sur mes pas. Il est temps...ells devraient être là à présent...Je suis fébrile, j'espère qu'elle sera à la hauteur de mes espérances. Un sourire satisfait et sadique se peint sur mes lèvres. Ma petite surprise va surement faire son effet...J'ai tout fait pour que la leader me haïsse et se donne à fond. Je veux qu'elle se batte de toute sa force contre moi. Qu'elle se batte pour sa vie.

Les vampires n'ont pas hésité à servir aveuglement de pions sur mon échiquier. Ils reposent à présent tous en des petits tas de poussières dans l'entrepôt s'étendant à quelques mètres de là ou je suis. Mais qu'importe leur sort, ils étaient destinés à finir ainsi. Je veux me battre contre la leader. A n'importe quel prix, je veux la battre. Et le seul moyen de pouvoir m'amuser avec elle est de l'attirer pendant une de ces chasses.
Alors j'ai tout simplement demandé à des vampires de traîner dans le coin ou les chasseuses font leurs rondes. Celles-ci étant assez expérimentées, les battirent sans trop de difficulté. Le spectacle était assez amusant, et m'as mis l'eau à la bouche. Une fois les vampires massacrés, elles appelèrent leur éclaireur en chef Frédéric. Je leurs laissais le temps de le prévenir puis ouvrit sans ménagement la porte, les coupants brusquement. J'obtins de leur part un figement de statue. Je remarquais tout de suite leurs postures de combats, et leurs visages terrifiés. Elles hurlèrent toutes en même temps, surement pour se donner du courage et m'attaquèrent. Dans ma grande bonté je les laissais toutes m'attaquer en même temps. Un nouveau sourire prit place sur mon visage, tendit que je parais avec amusement et une facilité presque ennuyante leurs coups.
Puis lorsque éviter simplement leurs petites attaques visant principalement mon torse, mon cou et ma tête, m'ennuya, je répondis. C'en était finis pour elles. Rapidement je les mettais toutes hors combat, s'ensuit ensuite la partie la plus amusante...la mise à mort...La première je la finissais d'un coup de couteau de cuisine en pleine poitrine, envoyant se briser son corps contre le mur. Je m'amusais à tracer partout sur son corps des estafilades rouge sang, absolument sublime...J'en égorgeait d'autres, brisant des bras, et coupant des chairs au passage, leurs cris de douleur et leurs gargouillements d'agonisantes me ravissant au plus haut point. J'en égorgeais deux, décapitant d'un coup de poing deux autres. La dernière, celle qui tint le plus longtemps sur ses jambes sans tomber inconsciente, eu le droit à un traitement de faveur. Tout comme l'une de ses compagnes, je la battis férocement, m'amusant beaucoup à cribler de coups son corps. Puis je la poignardais, et finissais par l'égorger. Des gouttes de son sang giclèrent jusqu'à moi. Quelques unes tombèrent sur mes lèvres. Je les léchais avec avidité, savourant le goût sans pareil du sang. Je rassemblais tout les corps, laissant de larges traînées par terre. Je cachais ma petite mise en scène derrière un long rideau blanc. Satisfait, je le refermais. Puis sortit de nouveau de la grande salle aux allures de cimetière. La leader et ses charmantes chasseuses n'allaient pas tarder à arriver...J'allais vraiment beaucoup m'amuser ce soir...

Il est à présent l'heure de les rejoindre. Assez près pour les observer, j'ai pu voir en direct leurs réactions, mais étant assez éloigné, et hors de vue pour pas qu'elles me voient de suite. Vraiment satisfait que mon plan ai marché, je les rejoignis, l'impatience et l'euphorie à l'idée de me battre, me brûlant la peau. Les surprenant en pleine contemplation de mon cadeau; qui est d'ailleurs le seul que je leur ferais, je m'avançais dans la chambranle de la porte. Les chasseuses poussant des cris horrifiés, indiquèrent à la leader ma présence. Je m'adressais directement à elle.

-Alors, mon ½uvre d'art te plaît la Leader ?

Elle se retourna d'un geste brusque, me fixant avec un air horrifié sur le visage, comme ses coéquipières d'ailleurs. Bien que tout ces visages figés dans la surprise et la peur, me ravissent, cela manque un peu d'originalité. Leurs cris se turent, et le silence angoissant, pleines de promesses morbides, reprit la place qui lui ai du. La leader recula de plusieurs pas, mal assurée, et percuta une de ses chasseuses. Une brune aux yeux bleus qui ne réagit pas, autant sous le choc que les autres. Je m'amusais un instant à essayer de deviner qui d'elles était la plus pâle. Elle se font sérieusement concurrence. Je réussis à remettre le nom sur cette charmante personne qui tremblais furieusement, son visage plus pâle qu'un cadavre pratiquement. Je crois qu'elle, c'est...Sandy.

Les observant tour à tour je remarquais la petite asiatique qui paraissait sur le point de faire une crise de nerf, ou de s'évanouir. Elle est sans aucun doute la plus paniquée,et surement la plus jeune, enfin la moins expérimentée au moins. Deux autres, plus en retrait et collées au mur me lançait des regards angoissés et furieux. Je pense qu'elle essaye de se convaincre elle-même qu'elles sont menaçantes. Je remarquais avec amusement qu'elles essayaient en se tortillant et s'emmêlant les mains, d'attraper leurs armes. Une seule retint vraiment mon attention. Une des filles plus grandes que la leader, et légèrement derrière celle-ci. Blonde, très sûre d'elle, elle seule n'a pas l'air de vivre son pire cauchemar. Calme, glaciale, et hautaine, elle me fixe, avec la claire détermination de me tuer. Intéressant...enfin une qui avec la leader devrait offrir une pointe de défi dans mon but.

Alicia...oui c'est cela son nom...un nom banal pour une fille qui je l'espère ne le sera pas...J'ose croire qu'elle ne me décevra pas. Elle balança dans l'entrepôt le pieu qu'elle avait dans la mai, le remplaçant par une dague. Je remarquais rapidement après un énième léger coup d'oeil , que toutes les chasseuses pratiquement possède le même genre de dague. Ayant décidé qu'il était temps qu'elle me voit toutes aussi clairement que je les voyais, je m'approchais de quelques pas, me mettant sous la faible lumière de l'entrepôt. Je leur offris un sourire reflétant la succulente bouffée de cruauté qui m'a emplie à leur vue. Je m'avance lentement, sur de moi. Je ne peux pas perdre. L'issue du combat est déjà connue. Heureusement qu'aujourd'hui j'ai de quoi m'amuser un peu, ça me change...Je remarque que leurs regards finissent par glisser avec horreur sur la lame ensanglanté et presque noire, du sang des chasseuses que j'ai massacré.

-Alors, cette bataille vous a plu les filles ? Cela n'a pas été très difficile de convaincre cette petite vingtaine de vampires de vous attaquer, surtout après que j'en ai tué six des leurs. Comme ils ne semblaient pas vouloir mourir décapités à leur tour, ils sont devenus très coopératifs et ont accepté de bonne grâce de vous combattre. C'est vrai qu'il fallait bien une petite séance d'entraînement avant de s'attaquer au véritable adversaire : moi. Si ça peut vous faire plaisir, je me battrai à main nue, dis-je en lançant avec force mon poignard sur le côté qui alla directement se planter dans un mur. Et puis, ce sera plus marrant, n'est-ce pas ? Si vous voulez, vous pouvez garder vos armes, le combat durera un peu plus longtemps comme ça. Alors, qui commence ? La petite asiatique ? La blonde à l'air hautain ? Ou toi la Leader ?

La dite asiatique fit un bond nerveux en arrière sous le coup de la peur mêlée à la surprise. La blonde contenta de resserrer sa prise sur son arme, soutenant courageusement quelques secondes mon regard.

-Si tu crois qu'on va t'attaquer en solo, tu rêves trop, espèce d'imbécile !

Acerbe, insolente, les mots claquèrent dans le silence. Je tournais mon attention sur la leader, qui ai la seule à avoir osé s'adresser à moi. Et surtout la seule à me dire ce qu'elle pense tout haut. J'aurais pu m'énerver d'une telle provocation, mais je m'en amusais. Eclatant de rire. Elle n'a pas la langue bien rentrée la demoiselle...En réponse à sa provocation, je m'approchais de quelques pas, les faisant encore plus se reculer. J'eus un sourire machiavélique en les voyant se rapprocher de plus en plus de la zone recouverte du sang et des corps éparpillés des chasseuses. J'attendais qu'elle m'attaquent. Mais avec ennui je compris que je ne pouvais rien espérer de tel pour l'instant. Pétrifiées sur place, tremblantes, elles me fixaient toujours aussi horrifiées suivant simplement du regard le moindre de mes mouvements. Leurs corps mués par une force primitive et l'instinct de survie, reculaient dès que je m'approchais. Amusant...

-La Leader, tu es vraiment une fille surprenante.

Chose que je pense réellement. Et cela aussi est surprenant en un sens. Plus rien n'arrive à me faire éprouver de la surprise encore moins ces pitoyables humains...Et pourtant elle, sans sa manière d'agir, et même de penser se démarque des autres. Elle est pas comme tout ceux de sa race. Chose qui m'intrigue et me dérange...J'ajoute donc, pour qu'elle ne se fasse pas de faux espoirs, sur le même ton:

-Je pourrai très bien te tuer immédiatement si je le voulais, et tu oses tout de même faire preuve d'audace.

J'adore les femmes de caractère.
Je souriais de nouveau décontracté bien que je trouvais que mon cerveau réfléchissait beaucoup trop. Depuis quand lui avais-je demandé d'évaluer les possibilités que la chef des chasseuses puisse être...une compagne ? Intéressante qui plus est..Je divague. Sans vraiment le vouloir je continue à parler, et lui expose même mon état d'esprit. Mais dans quel jeu me je me laisse entraîner ?

- Dommage que tu doives mourir, je t'aurais bien gardée avec moi sinon. Je dois avouer que je me sens assez seul. Bizarrement, toutes les femmes que je croise finissent par mourir. Oh, suis-je bête !

Un rire dénué de tout plaisir véritable m'échappa, de l'ironie au plus sombre degré.

-C'est moi qui les ai tuées, j'avais oublié que je ne maîtrise pas ma force. Et en plus, quand je suis énervé, je perds rapidement le contrôle de moi-même, surtout que les femmes sont en général très énervantes. Bon, trêve de bavardages jeunes demoiselles, . Préparez-vous à mourir.

J'ajoutais la dernière phrase d'un ton sec et sérieux, signifiant brusquement l'arrêt de mon brusque état émotionnel. Je suis sans âme, un être qui ne ressent rien. Je ne peux pas avoir d'émotions, surtout pour cette fille ! Il faut que je la tue pour me débarrasser de ses pensées...
Mais pas tout de suite... ses amies d'abord. Comme ça elle sera en vie un peu plus longtemps, auprès de moi...rien qu'à moi pendant quelques minutes. Je sens mon esprit se perdre dans sa contemplation et je ne fais rien pour l'arrêter. Mais bon sang, que fais-je ? Une bouffée de colère me prend alors que je serre les poings à m'en briser les doigts. Ce geste réussit à m'arracher à son regard noisette si expressif...

Heureusement elles n'ont rien vu, ces quelques secondes d'égarement sont passées inaperçues.
Décidant que si je réfléchissais encore, j'allais courir à ma perte, je m'élançais vers elle sans plus prévenir. Je choisis Cathy, la petite à l'allure de poupée, figée aux côtés de la grande blonde de glace. La petite ne bougea pas d'un millimètre me fixant, horrifiée mais incapable du moindre mouvement. Ennuyant...Je ne m'arrêtais pas pour autant. Si mon adversaire se montre incapable d'une quelconque défens,e à moi d'abréger ses souffrances...Heureusement ou malheureusement pour elle. La glaciale se décida de la sauver.
Quelle miséricordieuse personne...elle lui offrit seulement quelques minutes de plus à souffrir. Poussant son amie sur le côté en lui offrant son corps comme protection, elle dévia au dernier moment ma victime du trajet de mon poing. Qui vint s'écraser sur l'épais mur de pierre. La partie du mur atteinte, s'effrita en un gros tas de cailloux et de poussières, ouvrant un trou sur la rue d'un silence lugubre. Sans la moindre douleur, je me contentais de débarrasser ma peau des gravillons. Avant de me tourner de nouveau vers les chasseuses un nouveau sourire aux lèvres.

Le jeu ne serait peut être pas si ennuyant...Si ces empotées d'humaines décidaient de se rebeller...Je jetais automatiquement un regard vers la leader, voulant jauger sa réaction. Le regard inquisiteur je scrutais son visage à l'affût de la moindre réaction, le moindre sentiment, transparaissant sur son joli minois. Elle était dans une posture d'attaque, les épaules en avant, bras tendus, poings fermés sur ses armes. Quelques mèches volages glissaient sur la peau nue de ses bras. Le front plissé sous la concentration, le nez froncé et les lèvres pincés, je devinais sans mal qu'elle réfléchissait au meilleur plan pour me tuer. Et au lieu de m'effrayer cela...non ce ne peut être...de la peine ?
Il faut vraiment que j'en finisse avec elles. Vite, une autre à affronter. Me perdre dans le combat, pour ne plus penser à elle.

-C'est vraiment très dommage que je doive te tuer,

Je crois que je n'ai jamais été autant sincère...et fou aussi..oui c'est cela je suis complètement fou...

-Mais bon, si je ne le fais pas, tu risques de m'éliminer un jour. Alors, essayons au moins de rendre ce combat plus agréable, tu n'es pas de mon avis ?

Je ne doute pas une seconde du fait que l'un de nous deux mourra. Soit je la tue, soit elle me tue, douce perspective...En finir de sa main...
Sans lui laisser le temps de réflexion particulièrement long qu'affectionne les humains, je me précipitais sur elle, attirant à moi ses lèvres si tentantes. Je soupirais de plaisir en sentant sa bouche contre la mienne, qui l'embrassait avec fièvre. Elle tenta d'échapper à ma prise, mais en ayant décidé bien autrement, je resserrais l'emprise que je maintenais sur ses bras. Ma force étant bien supérieure à la sienne, beaucoup plus humaine Je ne doutais pas d'arriver à la maintenir. Mon geste lui arracha un cri de douleur, et inconscient du mal que je lui faisais, je glissais ma langue entre ses lèvres, caressant la sienne voluptueusement. Je n'avais jamais ressentis ça...tant de désir pour une femme, en un baiser volé, et si violent.

J'entendis à peine les couinements choqués des autres chasseuses tant j'étais pris dans l'instant sans pareille qui s'offrait à moi. Je ne pense pas qu'embrasser la leader soit donné à tout le monde...Pressant son corps contre le mien, j'approfondissais encore le baiser, attendant une réaction de sa part. Elle ne pouvait rester de marbre. Elle me prit par surprise, lorsque soudainement, elle plia ses genoux, liant nos jambes et se laissa tomber en arrière. Trop pris par le baiser que je lui offrais, je ne la lâchais pas, tombant avec et sur elle. Sous la surprise, je délaissais ses lèvres, pour l'interroger du regard, avant de comprendre trop tard ce qu'elle faisait. Avant que je n'ai pu réagir, elle plaça son pied au centre de mon torse, et d'une violente poussée, me força à lacher ses poignets. Me ressaisissant enfin, je roulais en arrière pour atterrir sur mes deux pieds. Amusé par la piquant qu'amenait ce petit interlude, je me redressais en souriant, la fixant avec impertinence. Avec délectation je passais lentement ma langue sur mes lèvres, recueillant sa flagrance sucré. Je ris en voyant son geste rageur. En réponse à ma provocation celle-ci, s'essuya les lèvres avec son bras, sauvageonne honteuse de s'être laissé prise par moi.

-Apparemment, les Chasseuses de la Nuit sont de jeunes vierges effarouchées ! Bon, cessons de jouer, passons aux choses sérieuses. Je commence un peu à m'ennuyer.

Il faut avouer quand même qu'elles sont vraiment lentes et pas pressés d'en découdre, c'en est agaçant et ennuyant. Je n'ai pas que ça à faire.
N'attendant de nouveau pas qu'une d'elles réagissent, je choisis la petite brune un peu à l'écart. Chloé peut être..Semblant prête pour le combat, le léger tremblement de ses mains prouve tout le contraire. Lui assenant un coup de poing au visage, qu'elle n'eut aucune chance de parer, je la regardais ensuite s'écraser sur le mur d'un des côté. Sa tête heurté les pierres grises, et le choc lui ouvrit la peau crânienne, laissant une large trace de sang sombre sur le mur, alors que son corps glissait inconscient au sol. Ne perdant pas plus de temps, je surveillais le leader bien que de profil par rapport à celle-ci. Je saisis au vol un très fugace échange entre elle et celle prénommée Sandy, la chasseuse la plus près de l'unique.

Alors que je prenais le temps de les rejoindre de nouveau choisissant mentalement la suivante, elle se rua sur moi. Leur vivacité soudaine me pris au dépourvu, me laissant cependant le temps deme préparer au combat. La leader étant tout de même un bon adversaire je pris le temps d'analyser ses gestes pour tenter de savoir quelle parade me servirait le plus. Alors que je me préparais à l'impact, elle me saisit les épaules, bloquant mes bras quelques secondes avant de s'appuyer sur moi, pour se propulser dans mon dos. Abasourdi, et dans l'incompréhension de la raison d'une telle man½uvre, je m'apprêtais à me retourner pour la combattre. Mais sa coéquipière ne m'en laissa pas le temps, m'assénant plusieurs séries de coups divers, y mettant certainement toute sa puissance, et ne se laissant aucun temps mort. Bien que j'évitais sans aucun mal ses coups, elle ne me laissait pas la perspective de m'occuper de la leader.
Alors que je bloquais de plus en plus durement ses coups tout de même assez puissants, elle me mit un coup de pied à la poitrine, lequel atteignit mes côtes et me força à reculer de quelques pas. Je sentis alors un autre corps se rapprocher moi et un autre coup de pied dans mes jambes, me fit tomber à terre. Lâchant un grognement de surprise et de menace, je me retournais le plus rapidement possible, et arrêtais le geste de la leader. Celle ci naïvement s'était armé de sa dague de chasseuse et s'apprêtait surement à me poignarder en plein dans le coeur. Bloquant son bras droit, sur le côté de son corps, ma main gauche appuyant sur son épaule gauche, je la forçais à se baisser et planter son arme dans le sol, plus près de moi qu'elle. Rageusement et férocement je tirais sa tête à moi pour murmurer dans son oreille.

-Tu croyais vraiment que ça allait être aussi facile, et bien tu te trompes lourdement.

Je l'envoyais valser plus soin, furieux. Elle alla percuter durement le mur, le faisant se craqueler sous le choc. Je la vis du coin de l'oeil tenter de se relever sans succès, surement le contrechoc. Au moins pour l'instant je n'aurais plus à me soucier d'elle. Je l'entendis glisser au sol, son corps raclant la paroi de pierre. Je contractais violemment les muscles de ma mâchoire, me forçant à me détourner d'elle et ne surtout pas venir l'aider. L'achever plutôt. Oui,voilà ce que je me devais de faire. Pour m'empêcher quelque acte que je regretterais aussitôt fait, je fonçais m'occuper de Sandy. A laquelle je ne laissais cette fois ci aucune chance de me prendre par surprise. Après un coup de poing à la joue qui la fit tomber au sol, je lui mis un coup de pied au ventre, sans nullement me ménager. Son cri de douleur arraché malgré toute sa volonté, m'apporta un plaisir cruel, et je m'apprêtais à recommencer. La perspective de la battre à mort étant fort alléchante. Cette-fois-ci, ce fut la petit asiatique dont j'avais voulu régler le compte tout à l'heure qui m'interrompit. Pitoyable courage, elle tient à peine sur ses jambes et elle vient se jeter sans mes bras ? Bien, si elle veut mourir, elle sera donc la première, j'en ai marre de jouer, passons aux choses intéressantes...la mise à mort...Alors qu'elle courrait vers moi, je me glissais derrière elle, lui saisissant les deux bras à hauteur du coude. Je lui tirais violemment en arrière, lui tordant de manière à ce qu'elle tombe immédiatement au sol, en hurlant de douleur. La blonde de tout à l'heure vint encore dans le but de m'interrompre. Tsss tsss, qu'elle fille agaçante, qu'elle attende son tour, il allait arriver bien assez vite. Je la repoussais sans même me retourner, un coup de pied dans le ventre, et je la renvoyais percuter sa coéquipière, puis le sol. Deux en moins pour m'embêter. Les autres chasseuses étant en trop piteux état pour venir m'interrompre je reportais mon attention sur ma victime qui se tortillait sous la douleur, gémissant. Cédant à un instinct bestial de cruauté je plaçais mon pied au milieu de son dos, tirant encore plus sur ses bras. Je m'interrompis un instant pour lui susurrer à l'oreille. *

-Attention, ça risque de faire atrocement mal.

C'est le contraire de la gentillesse, ne vous fourvoyez pas, c'est juste un moyen cruel à souhait de savourer ce qui va suivre. Saisissant son bras droit, je tirais brutalement dessus, d'abord doucement, pour que son épaule se déboîte en premier. Ce qui ne se fit pas attendre tout comme son hurlement déchirant. Je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin, et continuais de titrer sur son frêle membre désarticulé avec encore plus de force. Je sentais ma victime basculer vers l'inconscience sous la douleur surement intolérable pour elle, eh bien elle n'a encore rien ressenti.

-Ça y est !

Je tirais une dernière fois dessus en une secousse d'une violence rare et le membre s'arracha enfin de son corps, la peau se déchirant, comme les muscles qui s'arrachèrent sous ma poigne. Le bruit qui accompagna ce geste fut savoureux à souhait. Un bruit de déchirure, mêlée au sang, se déversant à flot, des os, se cassant, et de son hurlement sans pareil. Chaque hurlement est unique. Et encore plus précieux lorsque c'est le dernier. Celui-ci était le plus précieux de cette chasseuse qui n'en serait plus d'ici quelques secondes. Le flot bouillonnant de sa blessure, se déversa à mes pieds, m'éclaboussant. Je souris en sentant les gouttes brûlantes se déposer sur ma peau, mon champ de vision devenant d'un magnifique rouge sang.
La leader fut de nouveau la première à avoir une réaction et elle hurla elle aussi de toutes ses forces.

-NON !

En réponse à son hurlement, je balançais le membre arraché et couvert de sang sur le côté. Une intense satisfaction animale sur le visage.

-Non ! Arrête je t'en supplie ! Ne t'en prends pas à elle !

J'ignorais ses cris sans aucun problème, et dans ma grande bonté décidait d'achever leur chasseuse transformé en martyr. Je la saisis par la nuque, la soulevant d'une main et la laissant tomber sur mon genoux relevé, je lui brisais la colonne vertébrale. Un dernier craquement attestant de sa mort retentit dans le silence de plomb regnant dans l'entrepôt. Je lâchais aussitôt le cadavre sans intérêt par terre, la laissant baigner dans la flaque de son propre sang. Avec une ironie extrême son visage torturé, se tourna vers ses anciennes coéquipières. Ses yeux morts et vides, fixèrent dans le néant de la mort les visages traumatisés des autres chasseuses.
De bonne humeur, je décidais de continuer sur ma lancée. Au tour de la brune, je pense qu'elle ai celle qui est la plus chère à la leader. Elle sera donc la prochaine.

-A ton tour !

Je désignais Sandy d'un coup de tête, lui adressant un sourire impitoyable. La leader de nouveau se manifesta. Décidément quel grand coeur ! Toujours en train de vouloir se sacrifier à la place des autres ! Non ce n'était pas encore son tour. Si seul sa souffrance pouvait m'appartenir, je voulais qu'elle souffre le plus longtemps possible, elle m'appartiendrait comme ça un peu jusqu'à sa propre fin. Ou dans la noirceur de la mort, son dernier souffle s'échappant de ses lèvres, elle serait mienne.

-Non, pas elle, je t'en supplie, commence par moi !

Ses paroles implorantes se noyèrent dans un gémissement étouffé. Je souris de nouveau en un sourire suintant de toute la cruauté m'habitant.

-Non. J'aime terminer par le meilleur. Tu seras donc la dernière.

Puis sans plus de discussion, je me dirigeais vers ma victime désigné, scellant son destin. Je pris quelques secondes pour glisser mon regard vide de sentiments sur les visages ravagés de larmes et de douleur des chasseuses, peur...horreur...haine....Elles n'étaient que de vulgaires humaines, incapables de se prémunir contre leur propre race.
Brusquement une d'elles se releva, sans avoir besoin de tourner la tête dans sa direction, je sus que c'était la leader. Qui d''autre ? Même la blonde à présent ne bougeait plus, toujours prostré contre le sol, luttant pour rester consciente. Ma prochaine victime, me fixait, son intense concentration s'étalant sur son visage. Sa détermination de vendre chèrement sa peau transparaissait dans sa posture, mis défensive mis attaquante. Elle n'allait pas se laisse faire. Tant mieux, cela serait peut être encore plus amusant que de tuer, leur gamine, à peine entraînée. Soupirant, je décidais quand même de me tourner vers l'unique. Vu qu'elle était la seule à esquisser un geste, et que je sentirais si l'une des autres bougeaient, je pouvais me permettre de lui accorder mon attention.

Encore une fois...Une dernière avant de toute les exterminer...Car il en serait ainsi...Sauf pour elle peut être...Je pourrais trouver un moyen pour l'épargner. Mes yeux se posèrent sur les siens sitôt, que mon corps fut face au sien. Son regard me fit tressaillir, tant ce qu'il exprimait était intense. Une rage féroce, une détermination implacable, et ce qui me surpris le plus, ce fut cette volonté de se sacrifier si besoin que je crus ressentir dans ces gestes. Elle était prête à mourir pour sauver ses coéquipières ! Prête à mourir en me tuant, si cela pouvait les sauver. Je n'ai jamais vu ça, un tel amour, pour les autres...Cette pensée me fit sourire tant elle était improbable. Les humains n'aiment qu'eux-même, et je doute que la leader malgré son statut unique, échappe à la règle. J'attendais patiemment les bras croisé, qu'elle agisse. Le moindre mouvement amenait à son visage une grimace de souffrance, qui aussitôt contredite par un autre geste, montrait tantôt sa fragilité, tantôt sa force. Décidément elle devient de plus en plus intéressante à mes yeux. Voyant qu'elle avait décidé que malgré l'infime chance qu'elle avait de ne serait-ce que me blesser, elle se battrait, je m'avançais vers elle. Pourquoi ce geste de pitié ? Elle souffrait et moi, je lui épargnais la douleur de réduire la distance entre nous. J'essayais de me convaincre que cette bonté pour cet être n'est qu'une cruauté cachée? Voilà, lui épargner une douleur inutile, pour mieux la faire souffrir plus tard...

Interrompant le cours de mes pensées, elle se pencha pour récupérer sa dague de chasseuse qui se trouvait au sol, sans perdre plus de temps, elle courut vers moi, et évitait de peu le coup de poing que j'avais mollement tenté de lui mettre au ventre. Elle saisit alors mon poignet, et je mis un genou à terre sous la pression qu'elle exerçait dessus. Elle me donna un coup dans la nuque et décidé de la laisser faire, du moins pour l'instant, je me laissais tomber au sol. Je reconnais tout de même que son coup m'avait sonné. Sans comprendre ce qu'elle voulait réellement faire, elle me remit sur le dos tout aussi brusquement avant de s'assoir sur moi...là j'étais au comble de la stupéfaction. Mais à quoi jouait-elle ? La voyant se saisir de sa dague de chasseuse je compris, qu'elle voulait me tuer ainsi, vulgairement d'un coup au coeur.
Mais ou était passé l'amusement d'un bon combat à mort ? Je saisis sa taille gracile, et força son corps à me suivre dans ma roulade. La situation était bien plus confortable ainsi...elle sous moi, alors que j'enserrais sa taille de mes jambes repliés, et tenait ses poignets au dessus de sa tête. Elle était à ma merci...Je lui pris sa dague, m'amusant de ces gesticulations désordonnées, en tous sens. Surement une tentative de se libérer de mon emprise. Je souriais de nouveau confiant, alors que j'observais sa dague, prenant un faux air impressionné, histoire de renforcer l'ironie de la situation. Douce ironie, que je savoure tant qu'elle est en vie. Avec lassitude, ennui presque, je déclame un discours qui est plus destiné à me convaincre de la bonne marche de ce qui va suivre, plutôt que pour elle. Je veux lui parler une dernière, fois savourer ses derniers instants. Au moins ai-je l'intime conviction que c'est de ma main qu'elle mourra.

-C'est fini Alicia. Tu as perdu. Je vais te tuer ici et tout de suite, comme l'autre fille, et ensuite tes amies te rejoindront, puis viendra le tour de ton cher Frédéric. Quand je pense qu'on disait les Chasseuses de la Nuit invincibles, je suis déçu : je t'imaginais beaucoup plus forte que ça.

Elle éclata de rire, un rire sonore, quelque peu forcé, mais un son fort agréable à entendre qu'il n'eut été de la moquerie à mon égard ce qui m'énerva prodigieusement. Comment pouvait-elle se moquer de moi alors que je la tenais à ma merci ? Que j'allais la tuer dans un instant ?

-Qu'est-ce qui te fais rire, espèce d'idiote ! Tu es contente de mourir, ou quoi ?

-Nan, c'est pas ça. C'est juste que, même si tu es bien plus fort qu'une Chasseuse – alors là, je dois avouer que ta force est spectaculaire Shawn, je te félicite – cependant, niveau intelligence et stratégie, je dois avouer que tu n'es pas très doué, En tout cas, beaucoup moins que moi.

De nouveau elle ricana mauvaise, elle semblait en cet instant si sûre d'elle que je me mis à éprouver une pointe de doute. Se pourrait-il que je l'ai sous-estimé ?

-Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

De plus en plus agacé, je resserrais mon emprise sur ses poignets sans vraiment m'en rendre compte. .

-Et bien, tu as omis un petit détail. Un petit, certes, mais pas négligeable tout de même.

-Et qu'est-ce que c'est ?

Son petit sourire innocent, finis de me mettre en rogne, et je sifflais entre mes dents en guise de réponse, retenant un grognement énervé.

Me prenant de nouveau au dépourvu, cela devient une manie...La leader se rapprocha doucement de moi, se soulevant à demi. Je ne bougeais pas, observant chacun de ses mouvements. Elle releva son visage vers le mien, ses yeux se plongèrent dans mon regard bien plus intensément que auparavant. Je sentis son souffle sur mes lèvres, et crut un très fugace instant qu'elle allait me rendre mon baiser de tout à l'heure. Je me figeais, luttant pour ne pas perdre pied dans son regard chocolat. Sans m'en rendre compte, je baissais la pression que j'exerçais sur ses poignets, un trouble vicieux s'insinuant en moi.

-Je suis une sorcière.

Abasourdi, complètement stupéfié je ne réagis pas assez vite. Elle se mit à briller de partout, devenant une source de lumière aveuglante et horriblement puissante, l'intensité lumineuse s'échappant de tout son être manquant de m'aveugler, je lâchais ses poignets et son arme. Je m'abritais alors les yeux, seul façon de ne pas perdre la vue face à un tel phénomène. Je sentis soudainement ses deux paumes brulantes se poser sur mon torse avant qu'elle ne hurle.

-Exegime Longira !

Le choc fut immense, et la force de son sort me projeta contre le mur, mon corps s'y fracassa violemment, et la douleur me vrillant par chaque pore, je sombrais dans l'inconscience la plus totale. Je luttais un instant, tentant de ne pas la laisser partir...La douleur et le choc eurent raison de moi, et mon organisme céda à l'inconscience.
Je crois que je ne suis resté que quelques secondes dans le noir le plus total ou est ce plus ? Etant encore dans un flou entravant tout mes mouvements, je ne pus esquisser aucun geste, et ne qu'ouvrir les yeux, hagard. Lorsque je les vu, je voulus me jeter sur elles, les empêcher de partir, de se sauver ! Je devais les tuer ! La leader soutint effrontément mon regard pendant de longues secondes, ou je me battais pour reprendre le contrôle de mon corps endoloris. Elle choisit le moment ou je retrouvais l'usage de ma voix pour disparaître, emmenant avec elle, les autres chasseuses. Je hurlais de rage, devant mon impuissance. Un hurlement féroce, déchirant, guttural...Son prénom.

# Posté le lundi 24 août 2009 08:41

Modifié le mardi 25 août 2009 13:19

Chapitre 2 : Oublier...

Chapitre 2 : Oublier...


Je me relevais, abattant au passage un des murs encore intact, d'un coup de poing qui fit un trou dans la vieille structure. Tremblant de rage, et hors de moi, je sortais d'un pas précipité, quittant l'endroit, à l'odeur de mort. Une fois l'entrepôt devenu cimetière derrière moi, je me calmais un peu. Quoi que. Si un être vivant quel qui soit, avait croisé ma route, je l'aurais surement tué, rien que pour avoir été sur mon chemin, alors que ma fureur est à son comble. Un rictus mauvais retroussa mes lèvres. Aucune joie en moi, seulement une colère noire, qui coule dans mes veines, contractant mes muscles, et serrant mes poings. Je marche un moment, dérangeant à peine le silence, seulement troublé par le vent qui fouette ma peau comme des aiguilles. Mais je n'en ai cure, le froid ne me dérange pas outre mesure, je suis bien plus résistant que ces si frêles humains.
Rien qu'à cette pensée, le feu de la vengeance me brûle. Comment ai-je pu la laisser fuir ? Pourquoi ne l'ai-je pas tué alors que je l'avais à ma portée ? J'en suis incapable. Cette pensée s'abat durement sur moi, comme un rocher sur un noyé. Elle m'enfonce dans mes propres ténèbres...J'ai besoin de changer d'air, me vider l'esprit, penser à autre chose. Pour ne plus voir ses yeux qui me haïssent, ne plus me remémorer chaque instant de la conception de mon plan.

Ne plus me rappeler, à quel point j'ai été troublé, en la voyant...Je marche sans réfléchir ou je vais, peu m'importe après tout. Personne ne m'attends nul part. Ni famille, ni amis, nulle attache. Je n'ai comme lieux d'ancrage qu'un petit appartement ou je passe une partie de mes nuits et de mes journées. Un des quelques endroits ou je peux être reclus des vivants, et réfléchir. Mais ce soir je ne peux pas. Je suis bien incapable de penser à autre chose...qu'à elle...Non ça ne peut pas être possible. Un chasseur ne pense à sa proie que pour la tuer. Pourquoi penserai-je à elle alors ? Oui elle m'a échappé, mais je la retrouverais...

Non si je pense à elle, c'est à cause de cette lutte qu'on a mené. Elle m'a surprise il est vrai. Elle est plus douée que je pensais. Mais le plus surprenant peut être est sa détermination farouche à sauver les autres, cette lutte pour la vie de ses chasseuses, avant la sienne. Je pense qu'elle m'aurait laisser la tuer, si ça avait pu les sauver. C'est d'un pathétique affligeant. Il ne manquerait plus que ça, qu'elle se sépare pour des êtres humains. Je n'ai plus d'âme, je ne ressens plus rien. Et pourtant j'ai l'impression qu'on vient de me frapper au coeur. En considérant l'hypothèse que j'en ai un comme plausible...Ma mère aussi c'est sacrifié. Pour des humains. Par amour...par folie ! Je grogne sourdement au coeur de la nuit, provoquant le vol précipité et désordonné d'un oiseau nocturne. Je ne veux plus souffrir, plus espérer, plus croire en quelqu'un ou quelque chose, si ce n'est la vengeance. J'ai besoin d'oublier pour l'instant du moins. Plus tard, quand j'aurais retrouvé mon calme et ma tranchante volonté, j'y repenserais. Pour l'attirer dans un nouveau piège, et la tuer cette fois.
Mes pas errants, m'ont ramenés dans la cité démoniaque.

Je le sens sans même prêter attention à ce qui m'entoure. Une chaleur qui m'apporte des relents de sang, corps en décomposition, crasse, et autres flagrances de ce monde ténébreux, me fouette le visage. Je ne recule pas en habitué. Mais grimace légèrement, après l'air pur de la nuit, c'est un choc tout de même. Sans m'arrêter, je passe les portes sombres. Les rues grouillent à cette heure, de tout les démons qui ne sont pas encore en chasse, ou qui veulent rester dans leur cité par peur des chasseuses. Il ne fait pas bon de sortir pour eux en ce moment...De plus avec la leader...mais pourquoi est-ce que je pense encore à elle ? Tout me ramène à elle, cela devient une obsession. Il faut que je la chasse de ma tête irrémédiablement et définitivement. Je ne regarde pas ou je mets les pieds, je connais l'endroit, et chaque créature, prends un soin tout particulier à m'éviter. Une chose que je dois reconnaître aux démons, comparés à ces crétins et inconscients d'humains, craignent ceux qui leur sont supérieurs. Ici c'est ainsi, la loi du plus puissant prédateur. Chacun peut être prédateur, et victime. Il faut constamment être sur ses gardes, jamais faiblir. Une faille, aussi minuscule soit-elle peut être fatale. J'ai transformé mes faiblesses en une force immense. Une simple humaine, toute chasseuse soit-elle, ne peut me nuire. Je n'ai qu'un but me venger et tuer la leader par la même occasion. Je finis par pousser la porte délabré d'un bar crasseux, ou je vais quelquefois. Je veille à ne pas arracher la porte en la claquant. Bien que la décomposition de l'endroit m'importe guère, je n'ai pas encore l'intention de régler leur compte à ces démons. Qui sait, peut être me seront-ils utiles un jour...Et puis ils sont toujours moins vils que les immondes créatures nommés humains. La porte grince, et les conversations animés et gutturales des créatures, se taisent. Un rictus mauvais étire mes lèvres. J'aime la crainte que je devine au fond de leurs multiples orbites globuleux. J'entre, et m'assoit au bar, si on peut appeler ça ainsi...Les têtes velus, cornus, écailleuses....se détournent de moi et les conversations reprennent rapidement. Je suis un intrus ici, mais ils me craignent, cela suffit.

Le patron un vampire, aux longs cheveux d'un roux flamboyant, coiffés en pics extravagants, s'approche de moi d'un pas rapide avant de me demander ce que je veux.
Je grogne une réponse, et il prépare en geste fluides ce que je lui ai demandé. C'est la seule chose que j'apprécie chez ces êtres. Leur rapidité hors du commun, et leur discrétion. Il ne font pas de bruit, et parle très peu. Au moins ils ne m'importunent pas trop.

Le vampire fait glisser mon verre vers moi. Je lui lance quelques pièces, qu'il attrape au vol, me remerciant d'un geste de tête rapide. Mais je ne le regarde déjà plus. Mon attention est dédié à mon verre. Les boissons ici ne ressemble à nul autre. Celle-ci est d'un violet, un peu fluorescent avec des reflets verts foncés. Fascinant...Mon regard plongé dans le liquide, je l'observe, le fait bouger. Le renifle, tentant de découvrir ce qu'il peut contenir. Mais le maître des lieux a plus d'un tour dans son tablier. Je finis par porter le verre à mes lèvres. C'est froid, cela ma picote un peu la langue. Satisfait, je repose la boisson, avant de me retourner vers la personne qui s'est assis à côté de moi. Seul le très léger grincement de son tabouret m'a avertie. Silencieuse et rapide comme un courant d'air. Je hausse un sourcil face à l'intruse. Une vampire, femelle. Grande, plantureuse. Une chevelure d'un blond presque blanc lui descend jusqu'au reins. Elle a de grands yeux en pupilles de chats d'un vert moiré indéfinissable. Je ne peux rien y lire, à part peut être son envie de jouer. Sinon elle ne serait pas là. Tout le monde me connaît ici. J'ai une réputation répandue et qui terrifie. Tant mieux. Mais elle me fixe toujours, sans ciller, un sourire félins aux lèvres. Je tapote de mes doigts le bar, puis finit par grogner agacé.

-Oui ?

Visiblement elle attendait que je prenne la parole, vu que cela la décida. Elle bougea se penchant plus vers moi, une de ses grandes mains fines, se posant sur ma cuisse. Je ne bronche pas pour l'instant, sans l'encourager.
Elle susurre à mon oreille, d'une voix langoureuse au timbre envoutant mais qui résonne comme la brulure de glace sur une peau nu humaine.

-Je m'appelle Shaliya...princesse de la nuit...

Elle se redresse un peu, amenant son visage tout près du mien. Je pense qu'elle attend une quelconque réaction. En tout cas pas mon indifférence totale. Je ne bouge pas, me contentant de l'observer, alors qu'elle se recule un peu pour attirer mon regard sur sa tenue. Une longue robe faite de voiles transparents en plusieurs nuances de rouge, enveloppe très légèrement le corps marmoréen. Décidé à me changer radicalement les idées, je ne rechigne pas, et laisse mon regard dériver. D'abord sa gorge de porcelaine sous son visage fier et délicat, puis sa poitrine parfaite...imperturbable, je descend encore, posant mon regard sur son ventre qui semble onduler sous les voiles. Puis ses cuisses appelant à la luxure, et ses jambes infinies. Une de celles ci remonte d'ailleurs vers moi. Son pied vient caresser ma jambe de mon genou en haut de ma cuisse. Je la laisse faire. Mon esprit s'enveloppe d'une brume apaisante. J'oublie. Elle m'attire à elle, je la laisse faire, me lève. Machinalement je glisse mes mains sur ses hanches; attire son corps voluptueux au mien. Ses lèvres avides, embrasse les miennes. Je lui rend son baiser avec fougue, tenant fermement son corps glacé entre mes bras.

Elle m'entraîne dehors, l'air froid ne me fait aucun effet, il me paraît même chaud, face à la température de la vampire. Le vent secoue ses cheveux, bouge ses voiles. Mon esprit embrouillé par le liquide avalé et surtout par son emprise, je ne sais plus trop ce qu'elle est réellement...Elle me paraît presque fantomatique, insaisissable. Elle rit, je la suis. L'attire à moi, la relâche, c'est elle qui me recapture. On joue ainsi un moment, au chat et à la souris. Qui est le chasseur, qui est la proie ? Au bout d'un moment on se lasse tout deux. Elle me plaque durement contre un mur et fond sur moi, pour posséder ma bouche. On s'embrasse avec violence, mais sans passion...Alors que ses mains se posent sur mon torse, je frissonne violemment, et la repousse, haletant. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle fasse ça ?
Comme elle...alors que je commençais à me l'enlever de la tête. Je grogne de rage, et la femelle vampire grogne en retour menaçante. Elle n'apprécie pas du tout que je la repousse, que je la menace est pour elle le comble. Je me décolle du mur, lui tourne le dos et fais quelques pas, énervé. Sans se démonter, elle revient, me surprenant pas sa célérité. Une de ses jambes sans fin, vient s'enrouler autour des miennes, bloquant ma jambe gauche, qu'elle entoure avec langueur de la sienne. Je m'arrête. Même si elle n'utilise aucunement sa force, je n'ai soudainement plus envie de marcher, à peine de bouger. Elle s'appuie tout contre moi, si légère, que je ne la sens, que par les frissons de ma peau à son contact. Une de ses mains, prend possession de ma taille, jouant avec ma chemise.

Elle tire dessus par à coups, titillant de ses ongles acérés ma peau, et mes nerfs. Son autre main, remonte progressivement le long de mon torse, m'arrachant un grondement, qu'elle ignore. Ses cheveux glissent dans mon cou, et dans le col de ma chemise, m'agaçant. Lentement, adoptant le rythme lascif, de ses caresses, je descends une de mes mains, sur sa cuisse, accrochée à la mienne. Je la soulève, décroche, sa jambe de la mienne. Tout en la gardant à hauteur, de ma taille. Je me retourne, pour lui faire face. Brusquement. Je l'attire avec violence, contre moi, une de mes mains, tenant sa taille fine, mes doigts caressant légèrement ses courbes. Mon autre main, se pose sur son visage. Lequel est déjà sur le mien, sa langue sur mes lèvres, dans ma bouche, nos deux langues se caressant avec avidité.

Je la soulève, pendant qu'elle entoure mes reins de ses genoux. Elle me surplombe maintenant, me regardant avec un air animal, tranchant...flou...sauvage...soumis...seuls ces pupilles changeantes semblent vivante, dans cet être déjà mort. Je penche la tête, observant, ce mélange de couleurs, de teintes, ne montrant, que du vide...Elle s'impatiente, bien que consciente, de l'intérêt que je lui porte, elle sait que je ne suis pas à elle, et cela l'agace. Je la domine; elle voudrait être celle qui dirige, qui soumet l'autre. Ses mains glissent sur ma nuque, descendent sur mon dos, elle se cambre contre moi. Colle son ventre, contre le mien, frotte sa poitrine contre mon torse. Je daigne enfin lui accorder ma pleine attention.

La poussant contre le mur, pour n'avoir à la soutenir, je l'y plaque, avec violence, aimant plus son soubresaut, que ses caresses perfides. J'embrasse sa poitrine, , léchant, mordillant, la peau qui ne portera aucune marque de mon investigation. Elle rejette, la tête en arrière, me serrant plus entre ses cuisses, entre laquelle je suis. Je sens le désir, naître en moi, violent, brûlant. Finit, le jeu. Elle déchire ma chemise, mettant à nu mon torse, qu'elle parcoure en caresses, et griffures. Je gémis sourdement, alors qu'elle se dégage, pour glisser une de ses cuisses entre la mienne. Je me contracte, alors qu'elle caresse mon bas ventre, ses mains tirant sur ma ceinture.
Avec sauvagerie, je la force à remonter, la tête, à m'offrir son cou. Je le parcours, de baisers sensuels, mordant, la chair, froide. Je sens sa surprise, le plaisir, qui la fait frissonner, malgré la carapace morte qu'est son corps. Sans faire attention à ce que je fais, j'arrive à glisser mes mains sous ses voiles. J'imprime une légère pression sur ses hanches, m'appropriant, en même temps ses fesses d'un galbe parfait. Je remonte le long de son ventre. Elle est de plus en plus entreprenante, et détourne mes lèvres, de ses épaules dénudés, d'un geste impatient. Elle me repousse, une lueur de folie, fonçant son regard.
Elle dévore ma peau de baiser, glissant, ses lèvres glaciales sur mon cou. Je sens ses lèvres faire place, à ses dents, lorsqu'elle m'égratine la peau. Je saisis son cou de mes deux mains, détachant les siennes de mon corps. Furieux, je l'éloigne de moi, et susurre.

-Que voulais...tu...faire ?

Elle aussi est en rage. Je l'ai encore repoussé, je ne me laisse dominer, et de plus j'ai le dessus. Elle n'a pas peur, elle est déjà morte...Et pourtant, je serre mes mains autour de son cou, qui paraît si fragile entre mes paumes blanchies par la pression que j'exerce. Dans un instant d'abandon, je me demande ce que cela me ferait, de serrer son cou, à elle. Mes mains sur elle, sur sa peau, si près de son visage. Contrôlant sa vie, son coeur m'appartenant...Je pourrais la briser, sans mal. Je passe une de mes mains dans sa chevelure, lui tirant la tête en arrière. Elle ne se débat pas, et je redis menaçant à son oreille, ma question.

Elle siffle, et se dégage avant que je n'ai pu comprendre. Elle me toise, fière et farouche, avant de cracher.

-Je veux ton sang, et ton corps !

Dédaigneux je renifle, et brise de nouveau l'espace nous séparant. Elle est méfiante, et fixe sur moi un regard incandescent, un vert angoissant, fantomatique, comme les ombres inquiétantes des arbres, quand la nuit sombre, transforme tout en angoisses dévastatrices.
Ses yeux me rappelle le sang des démons, cette chose visqueuse, puante, et dégueulasse. Elle me répugne soudain, tout me répugne, dans cette créature. Cette carapace à l'allure si enchanteresse, qui n'est en fait qu'une coquille repoussante. Ses griffes qu'elle tend vers moi, ce corps posté dans une position bizarre. Elle ne sait quelle attitude adopter.

Je parais immerger d'un état second, et la vision de ses orbes monstrueuses, est remplacé, par des yeux humains, ronds, d'un marron chocolat, tendres, et courageux. Très expressifs, vivants. Cette image est complétée, par des mains douces, d'un joli hale pâle. Pas de griffes, de doigts trop longs, faisant penser à ceux d'un cadavre. A la place des mains fines, petites. Pouvant exprimer la puissance dévastatrice de sa propriétaire autant que son amour et sa douceur. Je me perds de nouveau. La femelle n'est plus dans mon champ de vision, je grimace, en sentant ses mains griffer ma peau en l'effleurant. Révulsé, je saisis ses poignets, que je brise, dans mon dos. Elle hurle de rage et de douleur, je ne saurais dire, et ne m'en préoccupe.

D'un coup de coude en pleine cage thoracique, je la force à se détacher de moi. A peine secoué, bien que hurlant de rage ses crocs brillent violemment dans la nuit. Je recule, soutenant son regard, des grognement gutturaux s'échappant de ma gorge, en réponse aux siens, nettement plus faibles. Je saisis un morceau de bois, abandonné, épais, et taillé en pointe. Satisfait, je brandis, mon pieu improvisé, et me retourne tout en lui plantant dans l'épaule.
Elle tombe de nouveau à genoux, son épaule et son bras partant en poussières. Un cri surpassant tout les degrés de d'aigu possible, sors de sa bouche béante. Imperturbable, je récupère mon arme, et l'achève, d'un geste impitoyable. Je regarde son corps partir en miette. Avant de laisser tomber sans plus d'attention le fragment de poteau. Je m'éloigne d'un pas fluide, ragaillardi par cette violence bestiale. Tuer pour le plaisir de faire souffrir. J'ai un autre but à présent. Séduire Alicia. La leader, sera à moi...quel que soit le moyen, elle sera celle qui régnera à mes côtés. La seule qui aura ce privilège.



# Posté le lundi 24 août 2009 11:40

Modifié le mardi 25 août 2009 13:22

Chapitre 3 : Insolence

Chapitre 3 : Insolence

Je errais sans but un moment dans la noirceur palpable de la cité démoniaque. Quelques démons firent les frais de mon besoin de défoulement et je fus plus cruel que jamais pour obtenir les renseignement que je désirais. J'eus satisfaction quand j'appris la date de l'enterrement de l'insignifiante et frêle créature que j'avais exterminé dans l'entrepôt. Une petite asiatique pleurnicharde non ? Quelque chose dans le genre, de toute façon cela n'a aucun intérêt, mis à part que la leader y sera. Seul cela compte. La revoir, et faire d'elle la moitié qui me manque.

Quelques jours plus tard, grâce aux renseignements fiables que je m'étais procuré (une chasseuse d'une autre moon house passé au tabac) je pus me rendre à l'enterrement de cette tout à fait regrettée Miki et peut être des quelques restes non identifiables de celles qui l'avait précédé. Une ombre de sourire prit place sur mes lèvres alors que toutes les sensations de cette tuerie délicieuse me revenait. Habillé tout de noir je me fondais parfaitement dans le paysage.

Seule ma peau diaphane ressortant particulièrement sous le ciel lourd et menaçant composé de gros nuages boursoufflés de différents gris me rappelant avec un amusement morbide les pierres tombales d'un cimetière. Des trombes d'eau ne tardèrent pas à m'assaillir avec une sauvagerie toute naturelle, et j'acceptais cette compagnie de route avec détachement. Je marchais rapidement vers la Moon House ou se déroulait cette après-midi l'enterrement. Des éclairs déchirèrent ciel et terre sous mon regard avide. Avide de destruction. J'arrivais au cimetière des chasseuses et reniflait avec mépris quand je les vis chasseuses et éclaireurs tête baissée, la plupart en larmes, se recueillir devant les fosses ou l'on glissait les cercueils des quelques corps encore à peu près entiers je suppose.
A moins qu'il n'ai pris la peine de faire un puzzle avec ce qui restait. Alors que j'observais la scène tranquillement une bouffée de haine me saisit. Je vis un couple, et me déplaçant légèrement ne put reculer devant la fatalité. Un gringalet, dégingandé tenait par la taille mon Alicia. J'avais décidé que si je ne pouvais l'avoir personne ne l'aurait, Et je n'allais certainement pas la laisser dans les bras de ce demi-homme. Secouant la tête d'un air presque affligé je bondis pour me retrouver juste face à la leader, adossé avec décontraction à une tombe. Je composais mon visage, d'un sourire amusé et d'un regard provoquant. Elle ne pourrait résister à ça. Alors qu'elle lançait une rose immaculée dans la tombe de son ami, son regard embué, tomba sur moi.

Son visage était ruisselant de pluie et peut être de ses larmes aussi...ses cheveux sombres formait une masse indiscipliné autour de son fin visage insoumis, sauvage...son corps désirable est lui aussi la proie de la pluie. Elle ne frissonne pas tant ma vue doit lui inspirer les pires sentiments. Je profite donc des quelques secondes d'accalmie pour caresser du regard ses habits trempés collants sensuellement sa silhouette. Je passe en un geste mutin et provocateur ma langue sur mes lèvres. Ayant toute son attention, sur ma bouche je mimais en silence des mots qui finiraient de la mettre hors d'elle. « Toutes mes condoléances, Alicia » Après un dernier regard je me retournais tranquillement m'éloignant sans bruit. Je savais que personne d'autre ne m'avait vu. J'aurais pu tuer la moitié d'entre eux avant qu'ils ne réagissent. Et je savais aussi qu'elle allait me poursuivre et qu'ils ne pourraient l'arrêter...Nous allions jouer...elle et moi..au chat et à la souris ? Je m'en lèche les babines...

Sans surprise j'entends rapidement ses foulées souples mais rageuses et précipitées derrière moi. Mais bien sûr la laissez me rejoindre ainsi, serait bien trop facile et dénué de tout amusement. Avec un sourire sardonique, je me mets à courir, certain qu'elle trouvera un moyen de me retrouver là ou je le désire. Cinq kilomètres plus loin presque à la frontière de la ville humaine et celle des démons. Je choisis une ruelle que j'affectionne ,pour son côté sordide certainement. Entre deux immeubles délabrés. Ne sachant pas l'étendue de ses pouvoirs et sa capacité à me retrouver je décidais de l'attendre percher sur un haut mur plongé dans l'ombre. Fermant les yeux je me plongeais dans un état de calme tant contrasté face à ma fureur précédente. Elle ne déçut point mes attentes (qui sont des ordres non formulés à voix hautes). Je la vis courir droit dans ma ruelle, essoufflée les cheveux en batailles, visiblement hors d'elle. Absolument ravissante ! Je descendais sans bruit de mon mur, glissant contre la surface mouillée. Après un juron joliment imagé elle se laissa tomber contre le mur. Je pris garde à ne fair aucun bruit, mais avec le léger clapotis de la pluie continuant à tomber, son propre souffle erratique et ses pensées, aucun risque qu'elle ne me repère. J'aurais pu la tuer, là tout de suite, comme ça...Presque décevant si ce n'était elle. La voyant rebrousser chemin, je m'approchais tout près d'elle, dans son dos et murmurait d'une voix rauque.

-C'est moi que tu cherches peut-être ?

Elle se retourna dans un mouvement d'attaque et tenta de m'asséner une violente série de coups de poings successifs, que je déviais sans problème. Un léger sourire devant sa fougue passionnée. Puis la sentant s'épuiser je posais une main sur son ventre et y imprimait une pression qui la plaqua contre le mur le plus proche. N'y ayant aucunement mis de la violence, bien que cela ne m'importe pas tant, je ne pense pas qu'elle ai eu mal. Elle dirigea son visage vers moi et j'eus la joie sombre d'y lire une surprise et un effarement en tout point charmant. Je ris de l'expression qu'elle arborait, et pris le temps de la dévisager sans aucune gêne un sourire railleur découvrant légèrement mes dents. Elle me jeta un regard venimeux, concentrant surement toute sa haine rien que pour moi. J'ai le droit à un traitement de faveur, qu'elle privilège !

Je lève une main apaisante pour lui indiquer que je ne veux pas qu'on se batte. Autant l'arrêter avant qu'elle ne s'épuise, cela serait plutôt agaçant en plus d'être ennuyeux.

-Je ne suis pas ici pour me battre.

Parler me coutait presque tant j'avais perdue l'habitude de m'adresser à des humains. Avec les démons les coups, les grognements gutturaux et les menaces suffisent amplement. Et cela me convient. Mais je consens à faire un effort. Pour me faire ressentir des sentiments alors que je n'ai plus d'âme elle doit en valoir le coup.

-Et pourquoi crois-tu que je sois ici, moi ? Pour prendre le thé peut-être ?

Son regard furibond et ses mots crachés avec mépris m'amusèrent et me plurent. Une femme de caractère qui ose..Je ris, accentuant certainement sa haine à mon égard, au moins étions nous liés par ça.

-Attention à la façon dont tu me parles, la Leader, je pourrais très bien te tuer ici et tout de suite si tu continues de t'adresser à moi de façon si insolente !

-Mais oui, bien sûr, comme si j'allais te laisser me tuer sans rien faire ! Et cesse de m'appeler la Leader, je ne sais même pas ce que ça signifie, et j'avoue que je m'en contrefiche.

Je cessais aussitôt de rire. Pas à cause de son ton outrageusement menaçant ,qui s'il devait faire trembler son futile copain ne m'impressionnait pas plus qu'une grand mère pourtant créature pleines de ressources inattendues.
En fait ce qui m'avait coupé net dans mon semblant d'accès d'hilarité, était le fait et non moindre qu'elle ne sache même pas quel était son rôle. C'était plutôt inattendu, étant entourée, de chasseuses, éclaireurs...et divers rats de bibliothèques. Je ne pensais pas qu'il fut possible qu'elle ignore cela. Étonnant si l'on considère le fait, que chaque créature maléfique en ce bas monde, la connaît.

-Tu veux dire que tu ne sais pas qui tu es ?

-Si, je sais qui je suis : Alicia Constel, sorcière et Chasseuse de la Nuit depuis l'âge de dix ans !

Sa voix enfantine volontairement agaçante ne fit que me prouver qu'elle ne savait effectivement rien et que c'était elle que ça l'énervait d'ailleurs.

-Non, tu es la Leader. Pas une simple Chasseuse.

Répondis-je d'une voix calme et lente, pour qu'elle intègre enfin. Ce n'est pas que lui expliquer son rôle et tout ce qui y est attenant ne me déplaît; cependant je n'ai pas de temps à perdre. J'interrompais ses réflexions certainement fort passionnantes ma patience atteignant ses limites.

-Enfin bref. Je ne suis pas ici pour te renseigner sur ta véritable identité, tu n'as qu'à le faire toi-même. Moi, je suis ici pour autre chose. Je souhaiterais te faire une proposition Alicia.

J'appuyais légèrement sur les syllabes de son nom, savourant le plaisir étrange que m'apportait le simple fait de prononcer son prénom. La haine se mua en perplexité et curiosité dans son regard marron qui ne me quittait guère. Je la fixais avec intensité impatient et excité à la perspective de ce qui allait suivre.

-Je dois avouer que mon ambition est d'exterminer toutes les Chasseuses de la Nuit, car je hais de tout mon c½ur ceux qui ½uvrent pour rétablir notre soi-disant paix. Mais je vais te dire une chose la Leader, tu auras beau tuer des vampires, des démons et d'autres créatures, il y aura toujours des guerres et des morts. Et tu sais pourquoi ? Parce que les humains sont une race qui n'existe que pour se faire du mal et s'entretuer. Il y a les plus forts et les plus faibles, les vainqueurs et les perdants. Ceux qui survivent, et ceux qui meurt. La vie en est ainsi, cependant. Les humains n'ont pas besoin de l'aide des démons pour se détruire, alors autant que ceux-ci en profitent pour les abattre aussi. C'est ce que je fais. Cependant, passer ma vie à tuer les autres seul est malgré tout une activité parfois rébarbative. Car même si j'aime avoir le pouvoir de vie et de mort sur les autres, je n'aime pas la solitude. Alors que dis-tu de ça : abandonne ton rôle de Chasseuse, oublie tes amis et ta famille et détruis le monde avec moi. Je te le dis franchement, je suis un homme qui apprécie fortement la compagnie des femmes, et aucune fille n'est assez puissante pour pouvoir vivre à mes côtés sans en mourir, sauf toi. En plus, ta personnalité me plait assez - je te l'ai déjà dit, je trouve que les femmes de caractère ont beaucoup de charme... Je te veux avec moi Alicia, en tant qu'alliée, et en tant que compagne. Tu es la seule fille que je n'ai jamais vraiment désirée dans ce monde. Alors, qu'est-ce que tu en penses ?

J'ai certainement utilisé tout mon quota de franchise pour le reste de ma vie. Plus je ne peux pas. Sûr de moi, qu'elle puisse refuser ne m'effleura pas une seconde l'esprit. Elle est la seule qui pourrait régner à mes côtés et qu'elle ne le fasse pas ne me paraît pas du tout envisageable. Pour moi c'est une évidence, l'ordre des choses. Sa réaction ne fut pas une surprise mais un déchirement qui me laissa pantois.
Son regard entre haine et fureur destructrice lacérèrent mes certitudes, anéantissant l'espoir que j'avais placé dans ses sentiments qu'elle était la seule à pouvoir faire naître en moi. Elle serra violemment ses poings et je n'eus pas besoin de ses paroles pour comprendre. Je me fermais hermétiquement à toute émotion.

-Tu croyais vraiment que j'allais accepter une proposition aussi stupide de ta part. Tu as tué une de mes plus proches amies, tu as torturé et massacré six Chasseuses de la Nuit dans d'atroces souffrances, tu as tenté de me tuer moi aussi ...

-Mais je ne l'ai pas fait.

-Peu importe ! Jamais je ne m'associerai avec toi, jamais ! Je te déteste Shawn, tu es un assassin, un démon et la personne que je déteste le plus dans ce monde. Et tu veux que je te dises, je préfèrerai mourir plutôt que de t'embrasser à nouveau ! Tu me donnes envie de vomir Shawn ! Et je peux te jurer qu'un jour, je te tuerai !

Son regard dégoutté me mit hors de moi encore plus que ses paroles semblable à un poison. Je brisais la distance nous séparant et furieux, j'abattis un de mes poings sur le mur à côté de sa tête. J'étais trop près d'elle pour ne pas m'intoxiquer, me noyer dans ma fureur, et ma douleur...du sang colorait sa joue pâle. Nos regards destructeurs ne se quittèrent pas une seconde. Déserrant difficilement ma mâchoire je grognais. Je tremblais de rage et il me fallut toute ma volonté pour ne pas l'abattre tant la douleur et la colère prenaient sournoisement possession de mon corps.

-C'est ta réponse ?

-C'est ma réponse.

Malgré sa terreur qui effleurait les limites de ma conscience, elle est extraordinairement droite et déterminée. Fière et impétueuse, elle soutient mon regard son baisser les yeux. Une tristesse me ravagea l'espace de quelques secondes qui me semblèrent éternité. J'avais vendu mon âme, échangé mon humanité contre des pouvoirs et une force pouvant terrasser toutes les personne s'opposant à moi. Alors comment pouvais-je encore ressentir ? Pourquoi étais-je en cet instant brûlé, glacé, empoisonné par la tristesse de la perte. Elle ne serait jamais mienne. Elle ne m'appartiendra jamais. Et je serais constamment dans l'incapacité de la protéger de tout...des démons, des humains, d'elle même...J'ai soudain l'impression d'être terrassé par la douleur et une incapacité rageante à ne pas pouvoir protéger les femme que j'ai aimé. Après ma mère, devrais-je assister à la mort de Alicia ? Devrais-je contempler son agonie au milieux de ses semblables mus par la cupidité ? Ils la tueront, la corrompront. Et je ne peux rien y faire.

Je suis brusquement et implacablement lucide. Je reculais de quelques pas, rajustais ma chemise et prenait le ton le plus cinglant que je pouvais. Mon regard n'exprimant que le vide de la colère et de la haine. Il n'y a qu'un pas entre l'amour et la haine, et il mène à la mort. Avec une sombre satisfaction, je savais que malgré tout ses efforts pour qu'aucun lien n'ai lieu entre nous nous serions toujours uni par le désir de détruire l'autre. La passion de la mort...Car malgré le pacifisme prôné par les chasseuses, et le fait que soi disant elles ne tuent que les créatures du mal, elles aiment tuer.
Un sourire aussi menaçant qu'une lame sur une gorge prend place sur mes lèvres.

-Très bien, tu regretteras bientôt de m'avoir dit non, je peux te le jurer. Il me semble que ce jeune Eclaireur, comment s'appelle-t-il déjà. Ah oui, Mike. Si j'étais toi, je garderai un ½il sur lui. Je ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose. Un accident mortel est si vite arrivé.

-Ne le touche pas si tu ne veux pas accélérer la date de ta mort.

-Oh, mais je ne ferais rien, ne t'inquiète surtout pas! Bon, à bientôt la Leader, j'espère que tu arriveras à dormir sur tes deux oreilles.

Je tournais les talons et m'en allait d'un pas tranquille, repassant dans la dimension démoniaque sans plus attendre. J'avais besoin de me défouler et d'avoir certains renseignements. Et je sais parfaitement ou aller pour ces deux choses.

# Posté le lundi 24 août 2009 12:07

Modifié le lundi 24 août 2009 12:24

Chapitre 4: Vickynmarilla

Chapitre 4: Vickynmarilla


Dans un état de calme, succédant à la fureur maléfique qui m'était habituelle, état ou je ne ressens rien; je me dirigeais vers le centre de la cité. Sur une place richement décorée de pierres de granit noir, veinées de gris, reposait un établissement aux dimensions impressionnantes. Dans un métal brillant, reflétant les éléments l'entourant. Etant très réputé, l'endroit attire nombre créatures démoniaques. Et pas les plus faibles. Je regardais un court instant les néons lumineux rouges et noirs, de l'enseigne : Sulfurus Succubus. J'entrais d'un pas d'habitué, en connaisseur des lieux. Cet endroit étant la résidence principale de tout les changeformes, (démons pouvant prendre n'importe quelle apparence, de la plus repoussante à la plus charmeuse) il est fort prisé.

Etant à la limite du monde maléfique et humain, il est situé parfaitement pour les succubes et incubes. Ceux ci se démarquent de la majorité des démons par une intelligence supérieure. Et le fait qu'ils évoluent plus avec les humains. Ils sont d'excellents informateurs, leur but principal dans le vie étant de séduire puis d'absorber la substance vitale des humains pendant l'acte sexuel, les tuants dans le cas d'humains et pour les démons, les contrôlant par la suite. Ce qui est un pouvoir fort intéressant. N'ayant confiance en personne et me méfiant de tous, je n'est qu'un seul contact ici. Fiable d'après les nombreux services qu'il m'a déjà rendue par le passé. Ne pouvant me référer à son apparence pour mettre la main dessus, je forme une allée tortueuse entre les clients en circulant avec une aisance acquise par les années et les actes. Ils crachent et m'adressent maintes menaces terrifiantes une fois que je les ai dépassé dans leur langue guttural, craché, sifflé, ou grogné.

Je n'y prête aucune attention, et continue, impassible et dédaigneux ce qui les mets hors d'eux. Je vais au fond de la salle, me jucher sur l'unique fenêtre miraculeusement présente. Chargée de barreaux tordus, et de carreaux crasseux elle n'est pas, ce que l'on peut appeler une fenêtre sur le monde...Mais j'aime bien m'assoir sur le mince rebord. Ramenant mes jambes contre moi, j'attends sans manifester plus ma présence. Sachant parfaitement que tous savent ou je suis et ce que je veux aussi certainement. Le propriétaire si l'on peut dire ça, se présente sous une forme humanoïde, quoi qu'avec une musculature des plus exagéré. Sa peau est grise avec des tâches marrons. Trois cornes noirs torsadés trônent au milieu de son front chauve. Et au dessus de ses yeux d'un noir fourbe s'étale une épaisse ligne de poils verts. Ses pieds sont ceux d'une chèvre, et seul un pagne en cotte de maille le recouvre. D'un grotesque affligeant. Haussant un sourcil, je retiens mon envie de rire à gorge déployé à cause de toute la prestance et le côté terrifiant voulut au départ gâché par nombre petits détails le transformant en quelque chose ressemblant vaguement à une expérience particulièrement ratée.

-Je ne savais pas que les démons affectionnaient la grotesque tradition du carnaval !
Mon ton railleur, et provocateur fit naître des plis fort disgracieux de fureur sur le front de la créature me faisant face. Il se retient à peine de ne pas tenter de m'enfoncer son poing dans la figure, cette tentative lui ayant déjà valu un bras en moins. Se dominant de son mieux il répliqua avec une ironie suintante.

-Que puis-je pour toi, maudit ?

Un grognement parfaitement imagée fut ma réponse et il me lança un regard brûlant de fureur. Si il avait pu me tuer rien qu'en me regardant il aurait été le plus heureux et glorieux des démons. Que mon corps d'humains soit supérieur au sien, est l'humiliation suprême pour sa fierté sordide.
Devant son inactivité d'un agaçant extraordinaire, je lance durement dédaigneux.

-J'ai soif, va me chercher ta meilleure liqueur, et demande à Vick de me rejoindre.

Je savourais le sentiment grisant de l'autorité de la terreur, le pouvoir étant une chose des plus délicieuse.
Détournant le regard de son immonde, carcasse je me replongeais dans l'observation du mouvement incessant de la foule grouillante. Il lâcha un rot sonore avant de partir en hurlant de ordres contenants nombre jurons. Perdu dans mes pensées, je n'entends pas les très légers pas félins dans le brouhaha. Mais bien sûr Azralsar , avec sa courtoisie naturelle, m'avertit de la présence de la dite personne. Plus ou moins sous ses ordres et à mon service, en l'échange d'autres.

-Vickynmarilla, n'oublie pas que tu me dois un quota de clients !

Ca marche comme ça ici, les succubes (les femelles) se font le plus d'hommes possibles, s'en nourrissant et accroissant leurs pouvoirs, et en échange du toit et d'autres choses, elles donnent l'argent de leurs clients à Azralsar et ses compères. Un marché qui convient aux deux partis bien que les raisons m'en soit obscures.
Vick, vaut milles fois mieux que cet endroit, et ses services me sont précieux, savoir ou la trouver m'est donc utile et m'évite une perte de temps non négligeable.

Je tournais mon regard inquisiteur sur la svelte créature aux formes féminines voluptueuses. Sa chevelure d'un blanc aux reflets argentés ondule gracieusement autour de son corps, jusqu'à son ventre. Sa peau est d'un mauve pâle brillant sous la lumière des projecteurs. Ses grands yeux hypnotisant violets pétillent de charme et d'avidité. Vêtue d'une robe de velours couleur nuit, je reconnus d'un imperceptible mouvement de bouche que son dernier client avait du goût et qu'elle était bien sur fort désirable. Ses ongles griffus tracèrent le contour de ma joue, alors que ses lèvres susurraient à mon oreille.

-Bonsoir, toi...

Elle vint se blottir contre moi ses mèches chatouillant la peau de mon cou à découvert. On se jaugea un moment du regard, et je vidais mon esprit, pour ne pas céder face à tout ses pouvoirs. Un sourire prit place sur mes lèvres alors qu'elle bougonnait faussement vexé que je ne succombe à ses charmes. N'ayant pas d'âme elle ne pouvait pas me la prendre. Cependant étant une tentation irrésistible pour elle, elle essayait à chacune de nos entrevues de me faire céder. Elle appréciait fortement en moi le seul amant qui puisse la contenter, sans le tuer.

-Tu n'es vraiment pas sympa avec moi, tu pourrais me laisser lire dans ton esprit...je t'offrirais ce que tu désires le plus au monde, ce dont tu rêves, et même ce à quoi tu n'oses même pas ne serait-ce que imaginer..

Je haussais un sourcil agacé devant ses manières et jouant avec une de ses longues mèches blanches je répliquais d'une voix douce mais implacable.

-Pour que tu exerces une influence sur moi, et me contrôles comme un pantin ? Etre occasionnellement ton amant, me suffit.

Je souriais alors qu'elle éclatait de rire, son léger et musical. Me lançant un regard mutin et provocant elle enchaîna.

-Bien mon tout beau, dis moi ce que je peux faire pour te contenter.

-J'aurais besoin de tes services d'espionne. Je voudrais savoir le maximum d'information sur Alicia Constel, dite la Leader, étant une des chasseuses de la moon house, la plus proche. Je voudrais savoir les défenses de cette moon house, et aussi tout les points faibles exploitables. Ce sera tout pour l'instant.

Elle hoche la tête gracieusement amusée par ma demande. Et sautillant en même temps que moi en bas du rebord de la fenêtre, elle posa un baiser brûlant sur mon cou avant de disparaître. Je fis de même satisfait pour l'instant.

Je m'en allais d'un pas rapide, me faufilant aisément entre les ruelles sordides et les routes démesurées. Les démons ne savent pas faire quelque chose de non ostentatoire. Mon ventre se mit soudain à grogner son absolument déplaisant et je grimaçais me rappelant que j'avais sauté trop de repas et bien que la magie ayant pris mon âme alimentait mon corps d'une force inépuisable et difficilement sur passable j'avais encore des besoins humains. Et à l'instant j'avais faim. Bien que depuis longtemps l'alcool n'engourdisse mes sens, je savais la liqueur d'Azralsar particulièrement enivrante. Heureusement, j'habitais à deux pas. Grimpant rapidement les marches me séparant de ma porte, j' l'ouvris d'un coup d'épaule.

Sans allumer la lumière appréciant la pénombre de la fin de la nuit, je me fis rapidement à manger, avalant des raviolis dans la boîte. Mon frugal repas terminé je pris une longue douche qui n'apaisa qu'à peine les tensions raidissant mes muscles. Puis j'allais directement me coucher conscient brusquement que mon corps était au point de rupture tellement j'avais négligé ses besoins fondamentaux. Un autre point de mépris de ma part pour les humains, leurs corps est comme leur esprit si faible...Malheureusement si j'ai pu acquérir l'esprit d'un démon par un sacrifice adéquat, j'ai toujours un corps d'homme. Ce qui se révèle handicapant. Je sombre dans un sommeil sans rêve mais léger, toujours aux aguets bien que je sois conscient de ma faiblesse si un de mes ennemis me prenait par surprise.
Je grogne quand je sens quelque chose de soyeux caresser ma joue. Péniblement j'ouvre les yeux, encore fatigué et déjà de mauvaise humeur. J'ai devant moi deux grands yeux ronds mutins, dans un visage de petite fille entouré de courts cheveux bouclés bruns. Je prends conscience du petit corps lové contre moi qu'en le sentant bouger alors qu'elle ronronne doucement. C'est une queue de chat qui me chatouillait la joue, l'attrapant brusquement je l'écarte de moi, avant de refermer les yeux et de demander las.

-Que me veux tu, Vick ?

Je sais que c'est elle, qui d'autre aurait pu rentrer chez moi, donc connaître l'adresse et surtout sans se faire entendre ? Généralement mes amantes ne voient plus le jour, donc je doute que même une vampire ai put me surprendre ainsi. Et puis bien sur c'est la seule qui change d'apparence, et qui aime autant l'originalité et les chats. Sa présence m'amuse inexorablement et pourtant m'agace car je déteste le fait qu'on puisse être conscient de mes faiblesses. Et bien que ce ne soit pas dans son intérêt de me nuire je ne peux faire réellement confiance à la succube innocemment blottie contre mon corps comme d'habitude. La réponse ne venant pas; j'ouvris de nouveaux les yeux et passait doucement un doigt le long de sa nuque, ce qui la fit aussitôt se tortiller et provoqua son rire d'enfant. Elle me plaqua sur le matelas pour échapper à mes chatouilles, et je la regardais un rictus aux lèvres. Posant sa tête sur mon torse, allongée sur moi, elle me répondit enfin.

-Tu devrais être fier de moi j'ai super bien bossée !

Tout en ronronnant de contentement, des oreilles toutes rondes et rayées de chat lui poussèrent au milieu de sa tignasse sauvage. Habitué à ce genre de changements, je n'y prêtais guère attention, mais les gratouillait négligemment sachant pertinemment que c'était ce qu'elle voulait au moins en échange de ses services.

-Bien, alors je vais aller au plus rapide, je t'évite tout le récit de ma soirée d'espionnage, pour t'apprendre un truc super, tu vas adorer !

Elle me sourit pianotant de ses doigts fins sur mon torse nu. Je baille et refermant les yeux, l'écoute sans montrer de signes d'impatience. Je sais qu'elle ne me dira que ce qui lui semble utile. J'apprécie sa voix ronronnante, douce, cristalline. Même si cette idée est absolument ridicule, je me suis attaché en quelque sorte à ce personnage insaisissable, qui n'as pas de corps, d'odeur, de voix même définit...mais c'est cette personnalité aux multiples facettes, le danger d'être avec elle, ses services, et son sacré caractère qui font d'elle la seule personne que je laisse un tant soi peu partager ma vie. Car rares sont les conquêtes que je laisse en vie, alors partager ma vie !
Je réfléchis tout en l'écoutant avec attention. Fidèle à son habitude, elle ne m'as pas déçu, et à même anticipé mes besoins, m'offrant gracieusement les informations et même des contacts. Je lui souris, et embrassant son front, me lève, la soulevant avec moi. Je la dépose sur mon canapé allant prendre une douche. L'entendant se percher sur le bar de la cuisine, je lui lance un sourire en coin, et déclare fermement.

-Tu ne bouges pas d'ici, je me douche en vitesse, et après on reprend notre discussion oh combien fascinante !
Je l'entends rire ce son si particulier, hypnotique propre à sa race certainement. Tout en laissant l'eau laver et réveiller mon corps, je réfléchis à tout ce qu'elle m'a dit et commence à former un plan dans ma tête. Aussitôt le visage ruisselant d'eau, ses yeux brillant de fureur et de rage de vivre me hantèrent. Happé par un violent ressentiment de déception et de douleur, je sors de la douche et passe un ensemble entièrement noir.
Vick est assis sur la table sous la forme d'un chaton tout noir aux grands yeux bleus tout ébouriffé, elle miaule à mon arrivée et je la jauge un instant, mi amusé mi agacé par ses gamineries incessantes. Je reconnais sans honte que j'ai toujours préféré de loin les animaux aux humains. Et surtout les chats, car ils sont indépendants, fiers, et se battent pour ce qui leur appartient. Vick le sait et elle exploite sans aucun remord la perfide; le peu de gentillesse, ou tendresse qu'il y a en moi. Alors que j'avale perdu dans mes pensées des morceaux de pain elle se couche en travers de mes cuisses, ronronnant doucement. Je la caresse, son doux pelage apaisant mes sentiments violents et contradictoires.

-Bon le chat, tu sais aussi bien que moi, qu'on a très justement d'autres chats à fouetter, donc reprenons notre discussion.

Elle me lance un regard félin indescriptible, mutin, menaçant...Je lui rends la pareille et elle reprend une forme humanoïde. Brune à la peau hâlée, aux yeux d'un vert émeraude, de petite taille les cheveux jusqu'au hanche. Une des formes qu'elle adopte souvent en ma présence. Je brise le premier le silence pourtant agréable.
Tu m'as dis que la leader ne vit pas avec les chasseuses, et que par conséquent celles ci et les éclaireurs se retrouvent affaiblis bien que représentant encore une menace à prendre en compte. Et surtout qu'elle vit dans une autre dimension, c'est bien ça ?

-Oui, oui !

-Très intéressant...c'est une faiblesse qu'il faut que j'exploite. Sans toutes les chasseuses, dans un monde peut être plus faible, je la prendrais par surprise...La le vrai combat aura lieu. Elle contre moi.
Une joie sombre me submergea, m'apaisant et faisant courir un feu ravageur dans mes veines. Je sentis la puissance de l'envie de faire souffrir m'électriser. Vick reprit alors la parole.

-Cela est en tout point passionnant très cher. Mais comment penses tu pouvoir entrer dans sa dimension ? Sans armé, sans aide ? Tu auras besoin de tout ça. Il te faut au moins une bande de démons, je pense que des vampires de bas étage feront parfaitement l'affaire. Et un sorcier assez puissant aussi.
Je hochais la tête impatient mais la laissant finir, sachant que avec son aide même si cela m'énerve de le reconnaître, ce sera beaucoup plus simple et rapide pour que je puisse atteindre mon but.
Pour les vampires il te suffira d'aller à Ghost Valley, là réside les plus faibles d'esprit, mais pas les mois dangereux, ils sont prêts à tout pour du sang. Tu pourras les enrôler sans problème ! Juste à la frontière démoniaque. Et ensuite je pense que les sorciers de Thamarea seront assez capables pour t'aider.
Un rictus méprisant se dessina sur sa bouche alors qu'elle sifflait.

-Bien qu'il faudra que tu les soumettes. Ces cafards refusent toute autorité jusqu'à présent.
Je balayais ce détail d'un geste de la main. Ce ne serait pas un problème. Etant décidé et ayant les grandes lignes de mon plan je me permettais un instant d'amusement et de reconnaissance pour mon allié ? Je ne sais même pas comment qualifier notre relation c'est plus un marché tacite, ou chacun y trouve son compte, le jour ou l'autre ne satisfera plus le premier, nous ne nous côtoierons plus c'est certain. En attendant je lui souris taquin et caressant sa joue en me relevant lance piquant.

-Merci pour ton aide, tas de poils ronronnant, si tu continues à être aussi sage, je penserais peut être à t'acheter un panier pour que tu résides ici à ta guise...

Elle me sauta au cou, entourant ma taille de ses bras menus, plantant dans mon cou des baisers qui me firent frissonner. Je la détachais de moi en grognant ma désapprobation et répliquais les sourcils froncés.
T'excite pas, j'ai pas dis que je t'invitais à t'installer ici. Et puis te voir faire les quatre cents coups à cette anguille vaseuse qui te sert vaguement de patron est absolument délectable.
On échangea un regard que l'on peut qualifier de sadique avant que l'on ne se sépare, sur une caresse de mon torse de sa part et sur une claque sur ses fesses de la mienne.

# Posté le lundi 24 août 2009 12:39